Et pendant ce temps...

Politique,  Ethiopie,  Afrique

Le nouveau gouvernement éthiopien est composé à 50% de femmes

Par Eléonore Abou Ez (avec agences)@GeopolisAfrique | Publié le 16/10/2018 à 17H55

Les ministres éthiopiens prêtent serment 16 octobre 2018 au Parlement
Les ministres éthiopiens prêtent serment le 16 octobre 2018 au Parlement, à Addis-Abeba, la capitale. Le nouveau gouvernement paritaire est composé de dix hommes et de dix femmes.  © AFP

Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a annoncé le 16 octobre 2018 la formation de son nouveau gouvernement et, pour la première fois, les femmes ont autant de postes que les hommes.


«Nos femmes ministres vont réfuter le vieil adage selon lequel les femmes ne peuvent pas diriger», a déclaré le Premier ministre Abiy Ahmed en présentant son nouveau gouvernement. Il s'agit d'une équipe restreinte de vingt ministres dont dix femmes.
 
Une femme à la Défense
La parité est donc entièrement respectée dans ce pays qui compte 50,7% de femmes, selon le derniers chiffres de la Banque mondiale. «Une première dans l’histoire de l’Ethiopie et probablement de l’Afrique», comme le précise fièrement le chef du gouvernement. Ce dernier avait été critiqué après la formation de son premier gouvernement qui ne comptait que quatre femmes sur vingt-huit ministres.

Cette fois-ci, les femmes accèdent même à des postes clés comme la Défense. Ce ministère sera désormais dirigé par Aïcha Mohammed, une ingénieure auparavant ministre de la Construction.
 
Un ministère de la Paix
L’Ethiopie innove aussi avec la création d’un ministère de la Paix. Ce nouveau portefeuille est lui aussi aux mains d’une femme, Muferiat Kamil, l’ex-présidente de la Chambre des représentants. Ce ministère inédit est chargé de chapeauter les services de renseignements et la police fédérale.
 
Depuis sa nomination en avril 2018, le jeune Premier ministre Abiy Ahmed a multiplié les réformes majeures, libérant des milliers de dissidents et de journalistes, faisant la paix avec le voisin ennemi, l'Erythrée, et annonçant la privatisation de grandes compagnies publiques. Mais le deuxième pays le plus peuplé d’Afrique reste menacé par les divisions et les affrontements à caractère ethnique.