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Les parlementaires européens partent en guerre contre les prédateurs sexuels d'enfants sur la toile

Par Dominique Voegele@GeopolisAfrique | Publié le 18/03/2015 à 14H42, mis à jour le 18/03/2015 à 15H49

Attention danger
Sensibiliser contre les prédateurqs sur Internet. © AFP

C’est une résolution votée très largement par le Parlement européen le 11 mars dernier. Son but préciser les axes choisis par les eurodéputés pour lutter contre la pédopornographie sur Internet.

Cette résolution commune a le mérite d’envisager cette lutte à la fois de façon globalisée en pointant tous les aspects ou presque que pourrait prendre cette lutte, en évoquant aussi la nécessité de travailler à l’international, de mieux coopérer et de doter certains instruments déjà existants comme Europol de moyens humains techniques et financiers supplémentaires. Mais le cœur de cette résolution réside sans aucun doute dans la volonté des eurodéputés de vouloir directement fermer des sites, supprimer des contenus illégaux. Une demande, on s’en doute, qui peut poser problème aux ardents défenseurs de la liberté sur Internet. D’ailleurs dans les 4 parlementaires ayant voté contre la résolution figure la représentante allemande du parti Pirate. Autre mérite, celui de rappeler les Etats membres à leur devoir. En effet certains (plus de la majorité !) sont loin d’avoir mis en application une Directive de l’Union européenne datant de 2011 relative aux abus sexuels et l’exploitation sexuelle des enfants. Et pourtant il y a urgence…Nathalie Griesbeck est vice-présidente de l’intergroupe « droit de l’enfant » au Parlement européen.

C'est une résolution du Parlement européen destinée à pousser les états membres et la Commission européenne à intensifier le combat contre les prédateurs sexuels qui rôdent sur Internet pour abuser des mineurs. ce texte réjouit Nathalie Griessbeck, vice-présidente de l'intergroupe "droits des enfants" au parlement européen.

 
 
 
Technologie de pointe pour pouvoir analyser les images y compris le matériel dissimulé, campagne de prévention et de sensibilisation, mais aussi coopération élargie bien au delà de l’UE. La résolution adoptée par le Parlement est donc assez complète. Elle souligne la volonté de vouloir participer avec 55 pays à l’Alliance Mondiale contre l’abus sexuel d’enfants en ligne. L’occasion de rappeler que ce travail existe en partie du côté du Conseil de l’Europe avec la Convention dite de Lanzarote sur la protection des enfants contre l’exploitation et les abus sexuels.
Demeure une question. Difficile. Comment protéger l’enfant des prédateurs. Ils ne sont pas seulement sexuels, ils peuvent inciter l’enfant à commettre un acte illégal, ils peuvent encourager à l’anorexie, à  la haine. Faut-il créer une signalétique pour les comptes utilisateurs des mineurs ?  Cela pourrait peut-être rendre plus prudents certains adultes, cela pourrait aussi rendre cette population mineure plus visible…Un vrai débat sur fond de droits fondamentaux, et de regard sur Internet espace de liberté, et pour certains…de tous les dangers.