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Les Brics ne sont pas épargnés par la crise

Par Catherine Le Brech@GeopolisAfrique | Publié le 05/11/2012 à 09H38, mis à jour le 15/11/2012 à 16H02

Los Cabos Mexique 18 juin 2012 réunion Brics en marge G20.
© AFP PHOTO / PRESIDENTIAL BRASIL / ROBERTO STUCKERT FILHO / HO

Les Brics – Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud –, sont-ils épargnés par la crise ? Pas vraiment. Voici une sélection de liens pour tenter de comprendre le phénomène de contagion mondiale à l'économie de ces «émergents».

Dans les années 2000, leurs taux de croissance ont fait rêver plus d’une économie d’un pays dit développé. Les puissances émergentes – qui ont pris par effet boomerang les crises des subprimes et de la dette depuis 2007 – doivent aujourd'hui faire face aux secousses de l’économie mondiale, comme l'explique Eric Le Boucher pour Slate.

Mais si le Brésil, la Chine et l'Inde sont en perte de vitesse malgré des taux de croissance en 2011 et 2012 bien supérieurs à ceux des pays de l'Eurozone notamment – lesquels ont creusé année après année leurs déficits –, le «centre de gravité continuera à de se déplacer rapidement vers le monde émergent», analyse pour sa part Christian Déséglise dans atlantico.

Les émergents – 20% de la croissance mondiale – ont eu des échanges en forte hausse (28%) entre 2010 et 2011, à 230 milliards de dollars. Ils sont aujourd'hui les grands créanciers du monde avec des réserves qui représentent les deux tiers des réserves mondiales.

Mais des fragilités sont apparues dans le secteur bancaire. Et certaines banques chinoises, notamment, doivent faire face à un problème de solvabilité. En cause, selon Le Monde, des créances douteuses.

Des monnaies qui flanchent
Real, rouble, yuan et roupie dévissent. Crise monétaire au Brésil, ralentissement de la production manufacturière en Inde et tendance au ralentissement en Chine… les Brics sont eux aussi touchés par la mondialisation.

Les émergents auront-ils les ressources pour rebondir, une fois passé le choc de la crise ? C'est ce que semble penser l'économiste Michael Spence.  Quoi qu'il en soit, ils veulent davantage de droits de vote au FMI, et envisagent la création d'une banque pour financer des projets d'infrastructures et de développement comme le montre la vidéo ci-dessous.
 

alQarra TV, publiée le 29 mars 2012