Les Hadzas, l'une des dernières tribus nomades d’Afrique de l’Est

Par Laurent Filippi | Publié le 07/09/2017 à 11H46, mis à jour le 07/09/2017 à 11H46

Les Hadzas sont l'un des derniers peuples nomades de Tanzanie. Une soixantaine de clichés de Matthieu Paley, photographe depuis plus de 15 ans, immergent le visiteur dans leur quotidien.

  • Comme Bushmen d’Afrique australe
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    Comme les Bushmen d’Afrique australe,

    ils sont les derniers survivants de la «civilisation de l’arc», la plus ancienne au monde. Ils vivent au nord de la Tanzanie. Les campements de ces nomades sont formés de branchages recouverts d'herbe. Ni heure, ni calendrier ne rythment leur journée, le temps n’existe pas pour eux. Seul le présent régit leur vie, une explication possible à leur bonheur et leur joie de vivre qui a tant marqué le photographe. Gourde, hache, arc, flèches, couteau sont leurs seuls biens qu’ils partagent avec tous, selon les besoins. Vêtements, bijoux et tabac sont échangés avec leurs voisins. © Matthieu Paley

  • Chercher nourriture est principale activité Hadzas.
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    Chercher de la nourriture est la principale activité des Hadzas.

    Ils ne pratiquent ni l’élevage ni l’agriculture mais la chasse et la cueillette. Ils ne stockent pas leur nourriture. Pour ne pas en manquer, les Hadzas forment des petits groupes d’une trentaine de personnes. Ils se nourrissent principalement de petites antilopes, de singes, de porcs sauvages ou d'oiseaux. Parfois, quand la chance sourit, un zèbre ou un gnou seront au menu. Le serpent n’est jamais consommé. © Matthieu Paley

  • Tous jours à l’aube hommes partent chasser récolter miel.
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    Tous les jours à l’aube, les hommes partent chasser et récolter le miel.

    Les femmes restées au camp s’occupent principalement de la cueillette (baies, fruits ou tubercules). Les produits de la chasse ne représentent que 30% de leur régime alimentaire car le nombre des gros animaux a fortement diminué. © Matthieu Paley

  • Si Hadzas sont libres leur vie n’est pas sans risque.
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    Si les Hadzas sont libres, leur vie n’est pas sans risque.

    Leur région est très hostile: température élevée, terre pauvre, eau potable rare, animaux sauvages et insectes dangereux. Il est pratiquement impossible d’avoir accès à des soins médicaux. Les femmes accouchent seules et 20% des enfants meurent dans leur première année, 50% avant l'âge de 15 ans. Ils subissent discrimination et exclusion de la part de leurs voisins, agriculteurs, éleveurs de bétail et pasteurs qui convoitent leurs terres. Forêts et brousse sont rasées. Ce qui entraîne de très nombreux problèmes comme la fuite des animaux, et l’abattage des arbres où vivent les abeilles.  © Matthieu Paley

  • Comme beaucoup peuples chasseurs-cueilleurs dans monde
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    Comme beaucoup de peuples de chasseurs-cueilleurs dans le monde,

    leur mode de vie reste menacé. Beaucoup d’entre eux quittent leur vie nomade pour devenir ouvriers agricoles. Mais grâce à la sensibilisation de l’opinion internationale, des victoires significatives ont pu être remportées.  © Matthieu Paley

  • En 2011
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    En 2011,

    le Chama Cha Mapinduzi, parti au pouvoir depuis l’indépendance du pays en 1961, autorise une communauté de 700 Hadzas d’acquérir un droit coutumier d’occupation des terres, soit plus de 20.000 hectares. Un privilège qu’ils sont les seuls à bénéficier, excepté les bergers Datogas. Pour la première fois, un gouvernement tanzanien reconnaît les droits fonciers d’une tribu minoritaire. © Matthieu Paley