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Les témoignages des derniers survivants d'Auschwitz: «Plus jamais ça !»

Par Grégoire Bouscambert@GeopolisFTV | Publié le 27/01/2015 à 17H16, mis à jour le 27/01/2015 à 17H16

La cérémonie commémorative libération d'Auschwitz
La cérémonie commémorative de la libération d'Auschwitz. © ODD ANDERSEN / AFP

Cris horribles des femmes électrocutées sur les barbelés, angoisse permanente d'être envoyé à la mort, vue de femmes et d'enfants conduits aux chambres à gaz... Les derniers survivants d'Auschwitz qui ne sont plus très nombreux s'en souviennent comme si c'était hier et témoignent inlassablement pour dire «Plus jamais çà».

«Je sais ce qui vous tourmente: qui parlera quand vous ne serez plus là ? Je vous fais cette promesse: la République française n'oubliera jamais.» François Hollande l'affirme: la France «n'oubliera jamais» les victimes de la Shoah. Le devoir de mémoire sera assuré.

En ce mardi 27 janvier 2015, 70 ans après la libération du camp d'extermination nazi d'Auschwitz, installé dès 1940 par l'Allemagne nazie dans le sud de la Pologne, trois cents survivants sont retournés sur les lieux de l'une des pires horreurs de l'histoire humaine. Un voyage douloureux pour lancer une mise en garde, peut-être leur dernière, contre la répétition d'un tel crime. «Plus jamais ça!» L'appel a retenti dès le 26, sous des formes différentes, lors de multiples rencontres de survivants (ils étaient 2000 il y a 5 ans), souvent nonagénaires, tenus à proximité de l'immense camp couvert d'une épaisse couche de neige fraîche. 


Pour assurer le devoir de mémoire, certains survivants s'unissent. Six d'entre eux ont repris ensemble la plume dans Traces de l'enfer (Larousse) à paraître le 17 mars. Un livre pour parler de déportation. Un livre pour relater leur effroyable arrestation, l'horreur des camps et les terribles difficultés du retour à la vie.
Parallèlement, ils témoignent dans les écoles. Tous reconnaissent l'importance «de témoigner pour ne pas oublier». Jamais.


Or, le travail est immense. La disparition progressive des témoins de la Shoah et la profusion sur internet de documents négationnistes ou complotistes compliquent l'enseignement de ce génocide au collège et au lycée. En 2004, un rapport de l'Education nationale sur les signes religieux à l'école alertait déjà sur des contestations en cours d'histoire, signalant des propos négationnistes fréquents lorsqu'on abordait le génocide des Juifs. Le ministère de l'Education vient de présenter des outils multimédia pour aider les enseignants du secondaire à enseigner la Shoah.

Le web-documentaire, qui situe les photographies dans leur contexte, dans une chronologie et géographiquement dans le camp, sera accessible dès le 3 février sur http://www.reseau-canope.fr/les-2-albums-auschwitz. Il peut être utilisé en troisième, première et terminale.

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