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Environnement,  Afrique

Les villes les moins agréables au monde se trouvent essentiellement en Afrique

Par Pierre Magnan@GeopolisAfrique | Publié le 14/08/2018 à 11H47, mis à jour le 14/08/2018 à 11H48

Lagos Nigeria
Embouteillage de minibus à Lagos, Nigeria © PIUS UTOMI EKPEI / AFP

Lagos, Harare, Tripoli… Ces trois villes ont en commun de compter parmi les villes les moins agréables au monde dans un classement réalisé par le groupe du magazine économique The Economist. Au total, six villes africaines ont le triste honneur de figurer dans ce palmarès. Dans cette étude, Vienne est considérée comme la ville la plus «vivable» au monde.


Ce classement, réalisé par The Economist Intelligence Unit, la division recherches du magazine britannique The Economist, met fort logiquement en tête les villes des pays les plus riches. C'est ainsi que dans ce classement, les villes «qui obtiennent les meilleurs résultats ont tendance à être des villes de taille moyenne dans les pays les plus riches », note l’étude… qui précise que six des dix premières villes (Vienne, Melbourne, Osaka arrivent en tête du classement) se trouvent en Australie et au Canada, deux pays qui ont de faibles densités de population.

Cette relation à la densité pèse sur les résultats de métropoles comme Londres, Paris ou New York... mais pas sur Vienne qui est pourtant une cité à forte densité de population.

Le classement des 140 villes citées est basé sur une série de critères dont la sécurité (criminalité ou terrorisme), la stabilité, les infrastructures, les transports, la qualité de l’environnement, l’offre culturelle, l’accès aux soins de santé et à l’éducation.

Des infrastructures défaillantes, un mauvais accès à des services de base comme la santé, l'éducation ou la culture, ainsi que l'insécurité, sont les facteurs qui font la différence entre les villes les mieux classées et celles qui sont mal positionnées dans cette étude. Fort logiquement, les mégalopoles des pays en développement, et notamment en Afrique, sont celles qui obtiennent les pires notes. 


Lagos au Nigeria est ainsi notamment mal notée pour son «instabilité» (violences en tout genre), Harate (Zimbabwe) pour sa politique de santé, Douala (Cameroun) pour son accès à l'éducation, Dakar (Sénégal) pour la qualité de ses infrastructures... 

Comparer une cité historique comme Vienne (1,8 million d'habitants) et une ville en pleine explosion comme Lagos (et ses 12 millions d'habitants) ne peut qu'aboutir à ce type de classement.