«Lucha», témoignage d’une lutte pacifique en RDC raconté dans une BD

Par Laurent Filippi | Publié le 14/03/2018 à 17H44, mis à jour le 14/03/2018 à 17H47

Avant sa sortie en avril 2018 en librairie, «Lucha, chronique d’une révolution sans armes», de Justine Brabant et Annick Kamgang, surnommée Kam, sera publiée sur le site de «Jeune Afrique», à partir du 15 mars. Coéditée par La Boîte à Bulles et Amnesty International, cette BD-reportage est dédiée au combat des jeunes défenseurs des droits humains de Lucha, mouvement de jeunesse citoyen en RDC.

Géopolis Afrique vous propose d’en découvrir quelques extraits.

«Lucha chronique d’ révolution sans armes»

© La Boîte à Bulles/Amnesty International

 

  • Comme ils se décrivent eux-mêmes
    01 /09
    Comme ils se décrivent eux-mêmes,

    «Lucha (Lutte pour le changement) est un mouvement citoyen, non-violent et non-partisan, composé de jeunes Congolais (RDC) de tous milieux, origines, religions… qui partagent le désir d’un Congo nouveau, véritablement indépendant, uni, démocratique, paisible et prospère, et qui militent pour son avènement, à travers des actions non-violente.» © Justine Brabant et Annick Kamgang/La Boîte à Bulles/Amnesty International

  • Lucha a été créé en janvier 2012 à Goma
    02 /09
    Lucha a été créé en janvier 2012 à Goma,

    chef-lieu de la province du Nord-Kivu, une région marquée par des conflits armés depuis une vingtaine d’années. Dans un pays où les choses se règlent souvent par les armes, le clientélisme ou la corruption, ce mouvement a très vite gagné le respect et le soutien de la population mais a attiré l'attention des autorités qui répriment régulièrement leurs actions. © Justine Brabant et Annick Kamgang/La Boîte à Bulles/Amnesty International

  • «Les membres Lucha ont commencé par se battre pour l'accès à l'eau
    03 /09
    «Les membres de Lucha ont commencé par se battre pour l'accès à l'eau,

    à l'emploi et à l'éducation: une révolution en soi dans un pays où la classe politique a abandonné depuis longtemps l'idée de défendre les plus pauvres. Puis Lucha a élargi ses revendications: contre l'impunité des groupes armés et le silence des médias sur les tueries qu'ils commettent, pour la tenue d'une élection présidentielle libre et dans les délais prévus par la Constitution», explique Justine Brabant, scénariste de la BD et journaliste spécialiste de la RDC. © Justine Brabant et Annick Kamgang/La Boîte à Bulles/Amnesty International

  • Horizontalité prises décision comme modes d’organisation
    04 /09
    Horizontalité des prises de décision comme des modes d’organisation,

    refus du leadership, non-violence, refus de financements extérieurs: Lucha s’inscrit dans la lignée d’autres mouvements de jeunesse en Afrique, tous avides de démocratie, de transparence, de dignité et de libertés. Alors que l’on célèbre les 70 ans de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, l’exemple de Lucha illustre magnifiquement le courage des gens qui, partout dans le monde, se mobilisent pour défendre les droits humains et qui s’exposent à une répression extrêmement sévère de la part des autorités qu’elles mettent en cause.   © Justine Brabant et Annick Kamgang/La Boîte à Bulles/Amnesty International

  • Depuis plusieurs années
    05 /09
    Depuis plusieurs années,

    Amnesty International se mobilise fortement pour les mouvements de jeunesse citoyens en Afrique. L’organisation a notamment décerné son prix Ambassadeur de conscience 2016 à Lucha, aux mouvements Y en a marre au Sénégal et Balai Citoyen au Burkina Faso ainsi qu’à la musicienne béninoise Angélique Kidjo. Cette dernière a déclaré: «L’intensité de leur lutte et leur passion pour la non-violence est à la mesure d’un Martin Luther King ou d’un Gandhi.» © Justine Brabant et Annick Kamgang/La Boîte à Bulles/Amnesty International

  • «A travers cette BD
    06 /09
    «A travers cette BD,

    Amnesty International France et La Boîte à Bulles souhaitent donner à voir et comprendre l’émergence de ces nouveaux mouvements de jeunesse citoyens sur le continent africain», explique Nicolas Krameyer, responsable du programme Libertés chez Amnesty. «Cette nouvelle génération de défenseurs des droits humains bouscule autant les pouvoirs en place qu’elle renouvelle les formes d’engagement et de revendication. Elle a permis des victoires majeures en termes de mobilisation démocratique en Afrique.» © Justine Brabant et Annick Kamgang/La Boîte à Bulles/Amnesty International

  • Amnesty International France La Boîte à Bulles
    07 /09
    Amnesty International France et La Boîte à Bulles

    ont lancé en 2014 une collection de BD («Tempête sur Bangui», «Panthers in the hole», «Doigts d'honneur»…) qui racontent l’histoire de militants, personnes ou mouvements, faisant le choix de se mobiliser pour les droits humains, et qui paient au prix fort leurs combats (répression, harcèlement, etc.). © Justine Brabant et Annick Kamgang/La Boîte à Bulles/Amnesty International

  • Journaliste chercheuse indépendante
    08 /09
    Journaliste et chercheuse indépendante,

    Justine Brabant a publié «Qu’on nous laisse combattre et la guerre finira» (La Découverte, 2016) sur les groupes armés de l’est de la République démocratique du Congo, et codirigé «Impunité Zéro» (Autrement, 2017) sur le viol en temps de guerre.  © Justine Brabant

  • Dessinatrice presse née à Yaoundé
    09 /09
    Dessinatrice de presse née à Yaoundé,

    Annick Kamgang, alias Kam, vit et travaille à Paris. Fille d'un homme politique panafricain camerounais ayant subi la répression dans les années 90, elle se lance dans le dessin de presse pour reprendre, à sa manière, le flambeau familial. Elle travaille pour «L’Express», «L’Opinion», «Peuples Solidaires», «Jeune Afrique», «Le Monde», la fondation Africa France, ou encore, l’Institut Français. «Lucha» est son premier album de BD ainsi que sa première collaboration avec une journaliste.  © Justine Brabant et Annick Kamgang/La Boîte à Bulles/Amnesty International