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«Ma thèse en 180 secondes»: la Béninoise Yasmine Agbahoungbata lauréate 2017

Par Mohamed Berkani@GeopolisAfrique | Publié le 29/09/2017 à 15H36

Yasmine Agbahoungbata
La lauréate Yasmine Agbahoungbata.  © DR/Capture d'écran Facebook Université de Liège

Vingt candidats, issus de quinze pays, tous francophones, se sont affrontés à Liège dans le cadre du bicentenaire de l’université. Les doctorants avaient trois minutes pour expliquer leur travail. La quatrième édition de «Ma thèse en 180 secondes» a été remportée par la Béninoise Marielle Yasmine Agbahoungbata pour sa recherche sur la dépollution de l’eau.


Trois petites minutes pour vulgariser, rendre accessible, compréhensible à tous, le sujet de sa recherche universitaire, c’est l’objectif de Ma thèse en 180 secondes. Les vingt candidats, issus de quinze pays francophones, avaient rendez-vous à Liège (Belgique) pour cette quatrième édition. Les participants sont des doctorants ou des docteurs avec thèse ayant été diplômés lors de l'année académique précédente.

 
Marielle Yasmine Agbahoungbata avait pour tâche de résumer de façon très claire, avec des mots simples, sa thèse à l’énoncé ardu: «Elaboration de matériaux photo-catalyseurs à base d’oxyde de titane (TiO2) pour l’élimination des micropolluants organiques en milieu aqueux». C’est tout le défi de cette démarche. «Ils ont trois minutes pour expliquer leur thèse dans un langage clair pour des non-initiés, sur base d'une diapositive», précise Albert Corhay, recteur de l’université de Liège, à RTBF


Quels sont les effets du photo-catalyseur dans l’eau? «Qu'est-ce qui arrive à un homme face à une belle femme qui lui plaît? Il s'excite»: la doctorante de l'Université d'Abomey-Calavi (Cotonou) a choisi une métaphore qui a fait tilt auprès du jury. «C'est une recherche fondamentale parce qu'aujourd'hui, l'ONU estime encore que 80% des eaux polluées du monde sont encore mal traitées. Donc ça demeure un problème», explique-t-elle. 

Vidéo mise en ligne le 15 août 2017

«J’ai décidé de participer au concours MT 180 pour plusieurs raisons. D’abord, pour vulgariser mes travaux de recherche auprès du grand public qui constitue la cible à laquelle s’appliqueront les résultats issus de mes recherches. Ensuite, pour juger de l’intérêt de ces travaux à travers l’accueil réservé par le public. J’ai également choisi d’y participer afin d’éprouver et d’améliorer mes talents d’orateur, principal atout pour exceller dans ma vocation qu’est l’enseignement», a révélé la jeune chercheuse béninoise, déjà lauréate du concours organisé à Cotonou. Mission accomplie, elle a réussi à séduire à l'unanimité le public, composé de 650 personnes, jeudi 28 septembre 2017.