Maroc: «Femmes mulets», le salaire de la peur des porteuses

Par Géopolis (avec AFP) | Publié le 16/01/2018 à 14H21

Deux femmes porteuses de marchandises, surnommées localement «femmes-mulets», ont trouvé la mort, lundi 15 janvier 2017, dans une bousculade survenue à la frontière entre le Maroc et l'enclave espagnole de Ceuta. En 2017, au moins quatre porteuses sont mortes, piétinées.

  • Salaire peur
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    Salaire de la peur

    Les deux Marocaines, décédées le 15 janvier 2017, étaient âgées d’une quarantaine d’années et s’apprêtaient à traverser la frontière pour y ramener de la marchandise sur leur dos.  © FADEL SENNA / AFP

  • Bousculades
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    Bousculades

    En 2017, au moins quatre porteuses sont mortes, piétinées dans des bousculades sur ce poste-frontière entre Fnidq et l'enclave espagnole qui jouit d'un statut de «port franc». © FADEL SENNA / AFP

  • Au péril leur vie
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    Au péril de leur vie

    Des ONG marocaines et espagnoles dénoncent régulièrement la «situation humiliante et dégradante» de ces femmes qui travaillent au péril de leur vie. © FADEL SENNA / AFP

  • Hamalates ou mulas
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    Hamalates ou mulas

    Au Maroc, on les appelle les «hamalates» (porteuses). De l'autre côté de la frontière, les «mujeres mulas» (femmes-mulets), en raison des colis, parfois plus lourds qu'elles, qu'elles transportent, harnachées comme des bêtes de somme. © FADEL SENNA / AFP

  • Quota
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    Quota

    Elles seraient 15.000 à exercer ce travail et passent la frontière à tour de rôle. Les autorités de Ceuta avaient fixé début 2017 le quota quotidien de transit à 4.000 porteurs. © FADEL SENNA / AFP

  • Mères célibataires
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    Mères célibataires

    Ce métier de bête de somme est assuré à 80% par des femmes. Pour ces femmes, souvent mères célibataires, ce travail est le seul moyen de survie, au prix parfois de la mort. © FADEL SENNA / AFP

  • 80 kilos
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    80 kilos

    Ces «femmes mulets» alimentent un commerce frontalier structuré et prospère, qui enrichit des contrebandiers locaux. © FADEL SENNA / AFP