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Maroc: Uber suspend ses activités, 300 chauffeurs à l’arrêt

Par Géopolis@GeopolisAfrique | Publié le 20/02/2018 à 15H02, mis à jour le 20/02/2018 à 15H02

Les incidents se sont multipliés entre chauffeurs taxis conducteurs Uber
Les incidents se sont multipliés entre chauffeurs de taxis et conducteurs Uber. © FADEL SENNA / AFP

Après moins de trois ans d’activité, le groupe Uber jette l’éponge au Maroc à cause de la législation et laisse sur le carreau 300 chauffeurs. La compagnie californienne, installée à Rabat, n’exclut pas un hypothétique retour.


Plus aucun Uber au Maroc dès le 23 février 2018. «Nous avons tout fait pour travailler avec les pouvoirs publics, afin de trouver une solution qui conviendrait à tous les Marocains. Néanmoins, malgré un dialogue constant et persistant, les discussions n’ont pas permis d’aboutir à des avancées constructives sur le plan réglementaire», affirme la compagnie dans un communiqué


Selon les chiffres fournis par la compagnie américaine, 19.000 personnes se déplacent avec Uber et 300 chauffeurs utilisent l’application. Les conducteurs, qui exerçaient en toute illégalité à cause du vide juridique, faisaient face à l’hostilité des chauffeurs de taxi, et les agressions n’étaient pas rares. Que vont-ils devenir? «Nous accompagnerons les 300 chauffeurs pour qui notre application a été une source de revenus, avec un support individuel le temps de passer cette transition difficile», déclare le groupe californien, sans plus de précision. 

Assimilés à des taxis clandestins, les chaffeurs Uber sont dans une situation très précaire. Ils souffraient d'insécurité, «étant fréquemment victimes d’agressions de la part des chauffeurs de taxis et livrés à la police en tant que transporteurs clandestins avec tout ce que cela implique comme conséquences, notamment la confiscation du véhicule et le retrait du permis pendant trois mois», observe le quotidien Le Matin

Pourtant, le leader des applications VTC (voiture de transport avec chauffeur) voyait grand en prenant pied le 21 juillet 2015 à Casablanca. Il entendait étendre son empire sur l’ensemble de l’Afrique du Nord. Moins de trois ans plus tard, il ferme sa base de lancement.