Mois de la photo: «Emmène-moi» dans des territoires en mutation…

Par Laurent Filippi | Publié le 27/03/2017 à 12H14, mis à jour le 31/05/2017 à 10H34

Du 27 mars au 19 mai 2017, la Société civile des auteurs multimédia (Scam) et FreeLens (Association pour une photographie d’utilité publique) présentent le Prix Mentor dans une exposition photographique collective intitulée «Emmène-moi».

Les quatre photographes finalistes sont Leonora Baumann (studio Hans Lucas), Camille Michel (studio Hans Lucas), Mathieu Farcy (agence Signatures), Adrien Selbert (agence Vu’).

Ils nous font découvrir des lieux liés à une urgence environnementale, nous questionnent sur les territoires et sur les répercussions actuelles d’un génocide survenu il y a vingt ans.


  • «Kotya Libaya bois congolais à quel prix»
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    «Kotya Libaya, le bois congolais: à quel prix?»

    nous emmène au centre des forêts de la République démocratique du Congo, pour évaluer l’état du deuxième poumon de la planète. Alors que celles-ci semblaient impénétrables, immuables, infinies, la consommation de bois de chauffe, l’exploitation industrielle et l’agriculture sur brûlis menacent cette ressource.  © Leonora Baumann / HANS LUCAS

  • «Kotya Libaya bois congolais à quel prix»
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    «Kotya Libaya, le bois congolais: à quel prix?»

    Leonora Baumann a rejoint la plateforme collaborative et de diffusion Hans Lucas en 2015. Spécialisée dans la photographie documentaire, son reportage sur Hicham, un jongleur de rues qui gagne sa vie à Bruxelles, lui a valu de remporter de nombreux prix. Depuis, elle a réalisé d’autres projets au quatre coin du monde, en Inde, en Turquie lors du soulèvement de la place Taksim, en Norvège, en Pologne, au Maroc. Son parcours photographique la conduira aussi en République Démocratique du Congo, où elle a commencé un reportage «Mères avant d'être femmes». En parallèle de ses travaux personnels, elle travaille pour des ONG et des médias internationaux. © Leonora Baumann / HANS LUCAS

  • «Uummannaq»
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    «Uummannaq»

    nous emmène constater la métamorphose de ces villages où la vie est encore traditionnelle et proche de la nature. Uummannaq est une île au nord-ouest du Groenland, située à 590 km du cercle polaire arctique où les habitants sont essentiellement pêcheurs et chasseurs. Mais le changement climatique se fait ressentir et le monde moderne transforme progressivement la société. Cette série, qui a remporté plusieurs prix, a été publiée dans la presse et de nombreux magazines. © Camille Michel / HANS LUCAS

  • «Uummannaq»
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    «Uummannaq»

    Camille Michel est une photographe française ayant étudié à l’Ecole nationale supérieure de la photographie d’Arles. Elle se sert de ce support pour raconter la vie quotidienne de petites communautés isolées, en période de bouleversement politique, économique et/ou environnemental. © Camille Michel / HANS LUCAS

  • Dans sa série «Paysages orientés» reportage «L'aiguille Midi»
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    Dans sa série «Paysages orientés», le reportage «L'aiguille du Midi»

    nous emmène à Chamonix à la rencontre des touristes qui admirent les points de vue du haut de belvédères. Cette vision offerte oriente notre regard vers le beau. «L’ancrage au monde me semble différent lorsqu’on le contemple depuis un belvédère ou qu’on l’arpente. Je crois que nombreux sont ceux qui apprécient la visite de belvédères. Elle n’est pas seulement adaptée et rassurante, elle permet aussi de contempler un paysage immaculé, d'entrer en relation avec le sacré», explique le photographe sur le site Compétence Photo. Mathieu Farcy travaille principalement autour du paysage et nous amène à réfléchir sur notre rapport aux panoramas, la démocratisation du tourisme. © Mathieu Percy / SIGNATURES

  • «Srebrenica nuit à nuit»
    06 /06
    «Srebrenica, nuit à nuit»

    nous emmène en Bosnie-Herzégovine, où le 9 juillet 1995, l’armée serbe a attaqué l’enclave musulmane de Srebrenica. Près de 8000 hommes seront massacrés en 3 jours. En Bosnie, comme dans le reste du monde, l’ancienne cité thermale devient le symbole de la barbarie en ex-Yougoslavie. 20 ans plus tard, la ville semble figée dans l’obscurité de son histoire. Une nouvelle génération erre dans ses vestiges. Elle a l’âge du génocide. Ce travail a été publié aux éditions Le Bec en l’air et récompensé plusieurs fois. © Adrien Selbert / AGENCE Vu'