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Moyen-Orient: pourquoi un jeune sur cinq veut émigrer

Par Eléonore Abou Ez@GeopolisFTV | Publié le 24/03/2017 à 13H48, mis à jour le 24/03/2017 à 13H48

Des étudiants tunisiens à Tunis
Des étudiants tunisiens sans emploi, sur les marches du théâtre de Tunis, avenue Habib Bourguiba, le 14 novembre 2014. © FETHI BELAID / AFP

En moyenne, 20% des jeunes de cinq pays du pourtour méditerranéen veulent émigrer, selon une étude menée entre 2014 et 2016 à la demande de la Commission européenne. Les principales raisons sont d’ordre économique.


Six ans après le Printemps arabe, c’est un «sentiment de frustration général et d’exclusion sociale» qui domine chez de nombreux jeunes, comme le révèle l’enquête coordonnée par la fondation Cidob basée à Barcelone.

10.000 d’entre eux ont été interrogés dans les pays suivants: Egypte, Tunisie, Algérie, Maroc et Liban.
Il en ressort qu'au moins un jeune sur cinq souhaite quitter son pays.
 
Le niveau de vie
La proportion la plus forte des candidats au départ se trouve en Tunisie où un jeune sur deux voudrait émigrer.
«Trouver un emploi digne et de meilleures conditions de vie est la principale motivation» pour les jeunes des cinq pays, précise la fondation qui a coordonné l’étude.
 
Le chômage
La recherche d’un meilleur niveau de vie arrive en tête des préoccupations des jeunes Arabes. La situation économique, l’emploi et le système éducatif sont également les autres problèmes majeurs qui poussent les jeunes à quitter leurs pays respectifs.
Le chômage y touche près de 30% d'entre eux, alors que la moyenne mondiale est de 13%, selon des chiffres de l'Organisation mondiale du travail (2014).

«Valoriser ses compétences»
Selon le rapport, les jeunes qui font des études universitaires ont encore plus envie d’émigrer. «Le jeune pense qu’il peut valoriser ses compétences dans un pays plus développé économiquement et qu’elles seront gâchées s’il reste», explique à l’AFP Nacerreddine Hamouda, l’un des experts ayant réalisés l’étude en Algérie.

Le projet montre aussi que les jeunes de ces cinq pays touchés par le Printemps arabe se désintéressent de la vie publique. Pour eux, les institutions en place «ne représentent que l’élite».
Plus d’un sur deux en âge de voter ne l’a pas fait aux dernières élections.