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Municipales en Algérie: ces affiches tournées en ridicule par les internautes

Par Géopolis@GeopolisAfrique | Publié le 08/11/2017 à 11H40

Affiche électorale «Aigles l'avenir»
Affiche électorale des «Aigles de l'avenir». © DR

Les Algériens sont appelés aux urnes le 23 novembre 2017 pour les élections municipales et départementales. Pour les y inciter, certains partis politiques ont opté pour des affiches originales: femmes représentées par des fleurs ou carrément invisibles, candidats planant sur un aigle, etc. Les internautes sont partagés entre l’hilarité et la consternation.


Et le prix de l’originalité est décerné, par le nombre de partages sur les réseaux sociaux algériens, aux «Aigles de l’avenir». Le parti Front El Moustakbal (Front de l’avenir) pose ses candidats, habillés d’un qamis (gandoura) blanc sur un aigle qui se veut majestueux. Une prouesse réalisée grâce au logiciel Photoshop, un miracle qui a déclenché l’hilarité des internautes. 


«Un photomontage grossier affiche le candidat en tête de liste debout... sur la nuque d'un aigle tandis que les autres candidats sont accroupis sur ses ailes écartés. Cette liste se présente ainsi comme "les faucons du futur"... en affichant toutefois un aigle», ironise Huffington Maghreb.

Le site satirique El Manchar, pendant algérien du Gorafi, premier média à s'étonner de ces affiches, promet qu'il n'en pas à l'origine... et en profite pour apporter sa touche personnelle.






Un candidat du parti du Front de libération nationale (FLN) affirme qu'il est surnommé Nelson Mandela.


Les partis politiques rivalisent d'originalité, certains sont retombés dans les travers des élections précédentes. Ainsi, des femmes sont représentées sur certaines listes par des fleurs ou des pictogrammes











Il arrive même aux hommes de devenir, eux aussi, invisibles sur certaines affiches. 



Pour les autorités algériennes, l’essentiel est ailleurs: convaincre les citoyens de voter le 23 novembre. Plus de six Algériens sur dix ont boudé les urnes lors des législatives en  mai dernier. Plusieurs partis d'opposition algériens ont dénoncé le rejet «arbitraire» de nombre de leurs listes pour du 23 novembre, accusant le pouvoir de vouloir faire main basse sur les assemblées locales.