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Elections au Niger : les candidats de l’opposition font bloc pour barrer la route au président Issoufou

Par Eléonore Abou Ez@GeopolisFTV | Publié le 31/01/2016 à 15H34, mis à jour le 19/02/2016 à 19H19

Le président sortant Mahamadou Issoufou en campagne électorale
Le président sortant Mahamadou Issoufou en campagne électorale à Niamey le 18 février 2016. © AFP/ Issouf Sanogo

Les Nigériens sont appelés aux urnes le 21 février 2016 pour la présidentielle. Quinze candidats sont en lice, dont le président sortant Mahamadou Issoufou qui brigue un second mandat. Ses principaux adversaires ont signé un accord de ralliement dans la perspective d’un second tour.


Ils sont 15 candidats mais, tous n'ont pas fait campagne sur le terrain. Hama Amadou, un farouche opposant du président sortant est en prison.
L’ex-président du parlement est écroué depuis le 14 novembre 2015 pour «complicité» dans une affaire de trafic présumé de bébés avec le Nigéria. Ses partisans ne perdent pas espoir pour autant. « Nous le porterons de la prison à la Présidence » affirmait l’un d’eux pendant la campagne.
 
Le pacte des opposants
Si Hama Amadou a peu de chance de gagner dans les conditions actuelles, il a tout fait pour barrer la route au président Issoufou. Il a passé un accord avec trois autres candidats de l’opposition : Seïni Oumarou, Mahamane Ousmane et Amadou Boubacar Cissé. La nouvelle alliance baptisée COPA «Coalition pour l’alternance 2016 » s’est engagée à faire élire le candidat, le mieux placé au second tour.
 
Déjà vu ?
Ce n’est pas la première fois que les quatre candidats de l’opposition se rapprochent pour tenter de gagner la présidentielle. En 2011,  ils avaient conclu un pacte similaire qui a fini par tomber à l’eau. Arrivé troisième au premier tour, Hama Amadou, avait lâché ses alliés pour soutenir son adversaire Mahamadou Issoufou. Le temps dira si cette nouvelle union tactique sera plus résistante.
 
Pas de «Code de bonne conduite»
L’opposition nigérienne met la pression aussi sur le pouvoir et refuse pour l’instant de signer le « Code de bonne conduite » censé favoriser le bon déroulement du scrutin. Elle réclame d’abord la libération d’opposants arrêtés fin décembre pour «vérification sur leur implication éventuelle» dans un coup d’Etat que le pouvoir affirme avoir déjoué.
 
Alors que l’opposition souligne haut et fort que les conditions ne sont pas réunies pour des élections « transparentes et crédibles », la campagne a bien eu lieu et tous les candidats ont joué le jeu.

Le président Issoufou mise de son côté, sur une victoire dès le premier tour. Ses adversaires veulent absolument prolonger la bataille électorale pour le battre en unissant leurs voix.
 
 
 
 

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