«Pastorale africaine» ou la vie des enfants-bergers d’Ethiopie

Par Laurent Filippi | Publié le 08/10/2015 à 10H33, mis à jour le 07/06/2017 à 12H07

Pendant douze ans, de 2002 à 2014, le photographe et militant écologiste Hans Silvester s’est rendu 33 fois en Ethiopie à la rencontre des populations qui vivent dans la vallée de l’Omo dont les Surma, aussi appelés Suri, une tribu d’éleveurs semi-nomades.

Il nous propose de découvrir dans son livre Pastorale africaine édité aux éditions de La Martinière, le quotidien des enfants-bergers, gardiens de troupeau dès leur plus jeune âge. Ici, pas d’élevage industrialisé, pas de vaches protéinées, ni d’usines à lait sur pattes. Car ici, les bovidés sont «sacrés» et les enfants témoignent à leurs animaux un véritable amour.
 
Pourtant, aujourd’hui, ces traditions millénaires sont menacées par la construction d’un barrage, de nouvelles routes et les conflits des pays voisins.
 
Géopolis vous présente 10 des 216 photos du livre. 

  • «Ces deux bambins je reconnais
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    «Ces deux bambins, je les reconnais :

    ils étaient déjà avec les vaches lors de mon précédent séjour chez les Suri. Pourtant, ils ne sont pas bien vieux... Au fil de mes voyages, je vois évoluer les jeunes pasteurs, de la prime enfance à l'adolescence. De temps en temps, je ne les trouve pas : parfois personne ne sait où ils sont allés, parfois il est impossible de suivre le troupeau, parti trop loin de la piste», raconte Hans Silvester. © Hans Silvester

  • Les Suri possèdent entre 25.000 30.000 zébus
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    Les Suri possèdent entre 25.000 et 30.000 zébus,

    soit une dizaine de bêtes par personne, ce qui fait d'eux les éleveurs les plus riches du pays. Les enfants vivent nus au milieu de leurs troupeaux, se nourrissant du lait et du sang des bêtes.  © Hans Silvester

  • Formant groupes 10 à 20 personnes
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    Formant des groupes de 10 à 20 personnes,

    les enfants vivent de cette façon pendant trois mois. Puis un roulement s’opère pour laisser place à d’autres, évitant ainsi qu’ils ne soient trop longtemps séparés de leurs familles et du village. Seuls les garçons ont le droit d’accompagner leurs pères dès leur plus jeune âge. © Hans Silvester

  • Cette parfaite osmose témoigne d'un mode vie précieux.
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    Cette parfaite osmose témoigne d'un mode de vie précieux.

    Parfois, certains gamins ne voulant plus quitter leurs animaux refusent de regagner le village.  © Hans Silvester

  • «Jamais Suri ne se serviront leurs vaches
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    «Jamais les Suri ne se serviront de leurs vaches

    comme bêtes de trait ni de somme. Jamais ils ne les abattront pour la viande sans raison majeure (mariage, enterrement...). Ces conditions d'élevage créent un environnement où la distance entre les gardiens et les animaux s'abolit, où se noue une alliance fraternelle», ajoute Hans Silvester © Hans Silvester

  • Pour avoir toujours accès à pâturages conséquents
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    Pour avoir toujours accès à des pâturages conséquents,

    les Suri sont obligés de se déplacer à travers une région grande comme un département français. Les troupeaux étant composés de 500 à 1000 têtes, des pluies abondantes sont indispensables pour fournir assez d’herbe aux zébus. «En devenant terre pastorale, le paysage a été remodelé par l'usage qu'en ont fait les bêtes et les hommes.» © Hans Silvester

  • Lors leur périple
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    Lors de leur périple,

    les enfants bergers n’emportent pratiquement rien avec eux. Des calebasses permettent de transporter quelques objets. La plupart possèdent un arc mais certains sont armés de Kalachnikov pour protéger leur bétail des pillards. © Hans Silvester

  • Les vaches ont toujours servi monnaie échange aux Suri.
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    Les vaches ont toujours servi de monnaie d'échange aux Suri.

    Ils ont commencé à s'équiper d'armes automatiques pendant la seconde guerre civile soudanaise en échangeant bêtes contre Kalachnikov. Aujourd’hui, un fusil mitrailleur neuf vaut trente bêtes. © Hans Silvester

  • «Pastorale Africaine»
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    «Pastorale Africaine»

    Compte Facebook d'Hans Silvester © Editions La Martinière