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Réfugiés syriens bloqués à la frontière: le HCR interpelle l'Algérie et le Maroc

Par Géopolis (avec agences)@GeopolisAfrique | Publié le 01/06/2017 à 11H21, mis à jour le 07/06/2017 à 15H07

Fguig ville frontalière entre Maroc l'Algérie
Fguig, ville frontalière entre le Maroc et l'Algérie. © PATRICE THEBAULT/AFP

L'Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) demande aux gouvernements algérien et marocain de faciliter le passage d'un groupe de réfugiés syriens bloqués depuis le 17 avril 2017 à la frontière entre les deux pays dans un no man’s land.


«Les deux gouvernements doivent agir rapidement pour faciliter le passage immédiat et sécurisé des 41 réfugiés syriens vulnérables  dont des enfants, des bébés et des femmes, y compris au moins une femme enceinte ayant d'urgence besoin d'une césarienne. C'est une question de vie et de mort pour cette femme et son enfant à naître», s’alarme l'Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).
 
Les deux pays se rejettent la responsabilité sur le sort de ces personnes, le HCR propose ses services comme intermédiaire. Ce groupe de 41 réfugiés syriens est bloqué depuis le 17 avril 2017, l'Algérie et le Maroc considérant qu'ils se trouvent hors de leurs territoires respectifs. Les vidéos postées sur les réseaux sociaux montrent les conditions de vie d’une extrême dangerosité des réfugiés, les enfants dormant à même le sol, sans nourriture et sans toit dans un désert hostile.

 
«Nous demandons à l'Algérie et au Maroc de travailler avec nous afin de faire cesser cette situation dangereuse et intenable pour ces réfugiés syriens désespérés et actuellement bloqués», a déclaré le HCR, qui s'est dit prêt à offrir ses «bons offices» pour coordonner cette évacuation vitale.


Les relations entre les deux pays sont réduites au minimum, les crises diplomatiques se succédant régulièrement. Aucune réunion n’est prévue entre les deux Etats sur le sort de ces réfugiés. «Il est urgent d'agir et nous appelons les deux gouvernements à prendre des mesures immédiates et constructives pour défendre les impératifs humanitaires internationaux et évacuer ce groupe vulnérable», s’alarme le HCR.