Rwanda: le vin de betterave, une trouvaille juteuse

Par Véronique le Jeune | Publié le 14/10/2018 à 17H16

Assoumpata Uwamariya, 28 ans, est une jeune femme heureuse. Son «Karisimbi», vin rouge de betterave, cartonne. Passionnée d'œnologie et guidée par un ami connaisseur, elle a transformé un simple jus de tubercule en liqueur gouleyante. En 2016, son cru reçoit le prix de la meilleure invention du Rwanda. Une reconnaissance qui la sort de l'anonymat et du chômage. Depuis, le Karisimbi s'exporte.

  • Assumpata Uwamariya au centre ramasseuses betteraves.
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    Assumpata Uwamariya (au centre) et des ramasseuses de betteraves.

    Dans une ferme de Rubavu, au nord-ouest du Rwanda, l'heure est à la récolte des tubercules. La jeune entrepreneure est présente à tous les stades de la production de son vin de betterave. Ici, elle examine un échantillon pour s'assurer de sa qualité. © Jean BIZIMANA / REUTERS

  • Des champs betteraves au pied volcan Karisimbi qui a donné son nom au vin.
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    Des champs de betteraves au pied du volcan Karisimbi qui a donné son nom au vin.

    A la frontière avec la République démocratique du Congo, Assumpata a d'abord cultivé un hectare de betteraves, puis trois et enfin, elle a fait appel aux producteurs voisins. Elle a d'ailleurs créé une coopérative destinée aux jeunes cultivateurs de sa région. © Jean BIZIMANA / REUTERS

  • Epluchées découpées betteraves sont cuites au chaudron.
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    Epluchées et découpées, les betteraves sont cuites au chaudron.

    L'opération dure environ un quart d'heure. Les tubercules sont ensuite pressés avec l'eau de cuissson et le jus mis à fermenter pendant trois semaines. Mais, l'intégralité de la recette est jalousement gardée. © Jean BIZIMANA / REUTERS

  • A ce jour entre 900 1.100 bouteilles Karisimbi se vendent chaque mois.
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    A ce jour, entre 900 et 1.100 bouteilles de Karisimbi se vendent chaque mois.

    Le prix moyen se situe à environ 7 euros la bouteille. La jeune productrice voudrait équiper son entreprise de machines qui l'aideraient à augmenter sa production pour passer de 600 litres par semaine à 1.200 par jour. De quoi mieux répondre à la demande grandissante de son vin artisanal. © Jean BIZIMANA / REUTERS

  • L'étape collage étiquettes à main.
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    L'étape du collage des étiquettes à la main.

    Le Karisimbi a depuis un certain temps dépassé les limites de sa zone de production. Il s'exporte vers la RDC voisine, vers le Mozambique mais aussi vers l'Allemagne où réside l'ami allemand d'Assoumpata qui lui a tout enseigné via Skype et dont les parents possèdent un petit vignoble outre-Rhin. © Jean BIZIMANA / REUTERS

  • A terrasse d'un café Rubavu.
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    A la terrasse d'un café de Rubavu.

    Les consommateurs rwandais ont adopté le Karisimbi comme un «un vin qui ne saoûle pas vraiment mais donne un petit coup de fouet», ainsi que le raconte l'un d'eux à France 24. Assoumpata fabrique aussi du vin avec de la banane et de l'ananas. Des breuvages qui ont également trouvé leur place dans les bars de la capitale Kigali. © Jean BIZIMANA / REUTERS