Sénégal: la lutte comme sport national

Par Charles Bonnaire | Publié le 29/07/2017 à 09H50

Aux 8e Jeux de la Francophonie, la lutte africaine est une discipline. Contrairement à la lutte libre, également disputée lors de ces Jeux, et à la lutte gréco-romaine, elle n’est pas un sport olympique. Les règles sont différentes. Au Sénégal, plus qu'un sport, il s'agit d'une pratique culturelle.

  • Des enfants pendant danse traditionnelle avant combat.
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    Des enfants pendant une danse traditionnelle avant un combat.

    La lutte se pratique dans les villages dès le plus jeune âge et suscite de nombreuses vocations. Avant de pouvoir combattre comme les adultes, les jeunes participent aux festivités. Pour les Sénégalais, la lutte traditionnelle est liée à des croyances mystiques, qui prennent une place centrale dans le combat.  © REUTERS/Finbarr O'Reilly

  • Des percussionnistes sénégalais accompagnent danse traditionnelle.
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    Des percussionnistes sénégalais accompagnent une danse traditionnelle.

    Les affrontements sont précédés de fêtes dans les villages. Les danses sont accompagnées de musique. La pratique de la lutte remonte au XVIIIe siècle en Afrique. Aujourd'hui, il s'agit d'un sport particulièrement populaire, mais qui s'est adapté à l'ère du temps. © REUTERS/Finbarr O'Reilly

  • Le lutteur sénégalais Jean-Pierre Soughere se couvre sable.
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    Le lutteur sénégalais Jean-Pierre Soughere se couvre de sable.

    Avant chaque rencontre, les lutteurs effectuent un certain nombre de rituels. Les croyances mystiques peuvent parfois influencer sur la performance des sportifs. En 1995, «Le Monde» rapportait qu'un lutteur nigérien avait perdu un combat à cause d'une poudre mystérieuse sur le corps de son adversaire.  © REUTERS/Finbarr O’Reilly

  • Un lutteur sénégalais après sa victoire à Dakar 1er janvier 2006.
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    Un lutteur sénégalais après sa victoire à Dakar, le 1er janvier 2006.

    Désormais, la lutte est professionnelle. Les lutteurs ont des entraîneurs et de réels emplois du temps de sportifs de haut niveau. Il y a encore quelques années, les lutteurs étaient paysans ou pêcheurs et pratiquaient ce sport comme hobby. La lutte attire de nombreux spectateurs, donc également de nombreux sponsors. Les champions de la discipline sont de véritables stars au Sénégal. Leur rémunération fait l'objet de nombreuses spéculations.  © REUTERS/Finbarr O'Reilly/Files

  • Duel champions entre Yekini Tyson.
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    Duel de champions entre Yekini et Tyson.

    Ce combat est un duel de champions. Yakhya Diop Yekini contre Mohamed Ndao Tyson. En 2006, les deux lutteurs se rencontrent pour la première fois et Yekini remporte le match. Entre 1997 et 2012, ce dernier n’a pas perdu un seul combat. C’est en 2016 qu’il a décidé de prendre sa retraite. Son bilan: 22 combats, 19 victoires. Face à lui, Tyson, qui porte le même nom que le boxeur américain, est une star de la lutte des années 1990. Pour le sociologue du sport Abdou Wahid Kane, Tyson «incarne la tradition et la modernit黩 REUTERS/Finbarr O'Reilly

  • Un combat lutte traditionnelle entre Sénégalais Nigérien.
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    Un combat de lutte traditionnelle entre un Sénégalais et un Nigérien.

    La lutte traditionnelle africaine permet plus de liberté. Contrairement à la lutte gréco-romaine, les compétiteurs peuvent utiliser les jambes pour renverser leur adversaire. Les règles peuvent parfois changer d'un pays à l'autre, et même inclure les frappes. Dans le film «Lamb» (1964), Paulin Soumanou Vieyra dépeint l’importance de la lutte au Sénégal. © REUTERS/Finbarr O’Reilly