Clap

Syrie

Syrie: un collectionneur d’Alep et ses voitures «blessées»

Par Géopolis avec AFP@GeopolisAfrique | Publié le 15/03/2017 à 10H52, mis à jour le 15/03/2017 à 11H02

Le collectionneur voitures à Alep
Mohammad Mohiedine Anis posant avec l'une de ses voitures de collection abîmée par les bombardements qui ont touché le quartier d'Al-Chaar à Alep.    © Joseph Eid /AFP

Le régime syrien a repris en décembre 2016 le contrôle total d’Alep. Les combats qui ont opposé pendant plus de quatre ans l’armée aux rebelles, ont ravagé la ville. Certains quartiers de la partie Est ressemblent à des champs de ruines comme Al Chaar où vit Mohammad Mohiedine Anis, un passionné de voitures de collection.

 
Buick, Cadillac, Chevrolet… Mohammad Mohiedine Anis, a une préférence pour les américaines des années 50. Les voitures rouges ou jaunes qu’il collectionne depuis des années, égayaient sa rue et faisaient partie du décor. Tout a été ravagé lors d’un bombardement aérien sur son quartier d’Al Chaar. Quand je suis arrivé devant chez moi, j’ai eu un choc » raconte-t-il à l’AFP.

Vidéo AFP mise en ligne le 15 mars 2017

Une collection de 30 voitures
Avant la guerre, le collectionneur de 70 ans possédait 30 voitures. Une passion qu’il tient de son père, un riche coloriste qui possédait une Pontiac 1950, qu’il garde précieusement. Certaines ont été volées, d’autres détruites. «Elles sont blessées, elles me demandent de l’aide», dit-il avec désolation. Il promet de les réparer et a «l’intention d’en acheter d’autres».

Mohammad Mohiedine Anis devant ses voitures collection

Mohammad Mohiedine Anis devant l'une des ses voitures de collection.   © Joseph EId /AFP


La Cadillac de Nasser
Mohammad Mohiedine Anis est très fier de sa collection, et plus particulièrement d’une Cadillac décapotable rouge achetée il y a 12 ans à une vente aux enchères. C’est à bord de cette voiture que le président égyptien Gamal Abdel Nasser et son homologue syrien ont parcouru Damas après la proclamation en 1958 de la République arabe unie

Des étrangers lui ont proposé de racheter ses voitures, même en mauvais état, mais il refuse de s'e séparer. «Elles sont pour mes enfants. Je les distribuerai selon la loi religieuse : deux pour chaque garçon et une pour chaque fille», assure-il.