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Tanzanie : sirène hurlante, sans malade, l'ambulance transportait 800 kg de khat

Par Martin Mateso avec l'AFP@GeopolisAfrique | Publié le 14/07/2018 à 13H00, mis à jour le 15/07/2018 à 12H47

Marché cannabis en plein air à Maoua au Kenya
En Afrique de l'Est et notamment en Tanzanie et au Kenya, le trafic du cannabis s'est considérablement développé. © Photo AFP/Tony Karumba

Le conducteur avait été sollicité pour transporter un malade, mais il avait refusé en prétextant un manque d’essence. Un contrôle de police l’a surpris avec une cargaison d’un genre particulier. Des centaines de kilos de khat.

Dans les rues de la ville tanzanienne de Tarime où le conducteur de l’ambulance roulait à tombeau ouvert, sirène hurlante, son véhicule ne transportait pas de malade, mais 800 kg de khat, une plante qui pousse en Afrique orientale. Ses feuilles amères doivent être mastiquées longuement pour procurer une sensation euphorisante.

«L’ambulance a été arrêtée mercredi, sirène en marche, comme si elle transportait une personne malade, mais en fait il y avait à bord 800 kg de khat», a indiqué à l’AFP un responsable de la ville de Tarime.

Le conducteur avait été sollicité pour transporter un malade, mais il avait refusé en prétextant un manque d’essence, précise l’AFP. Une voiture de police envoyée pour récupérer le patient a repéré l’ambulance qui circulait et l’a arrêtée pour un contrôle.

Selon l’AFP, l’ Afrique de l’Est et particulièrement la Tanzanie est devenue une plaque tournante du trafic international de drogue. En mai 2017, des employés d’une morgue d’un hôpital de Dar es Salaam avaient avoué à la police avoir ouvert le ventre d’un passeur de drogue qui avait ingéré des sachets étanches pour la transporter, afin de récupérer les précieuses capsules.

Le corps d’un ressortissant ghanéen avait été transporté dans cette morgue, après avoir été retrouvé mort dans une chambre d’hôtel de la ville, victime d’une overdose.

La consommation du cannabis est pourtant interdite en Tanzanie mais les autorités n’arrivent pas à faire appliquer efficacement la loi, en raison notamment de la corruption et de la pauvreté.