Tour d'Afrique en 50 images pour célébrer la Journée de la photo

Par Laurent Filippi | Publié le 19/08/2017 à 10H19

Pour la journée mondiale de la photographie, le 19 août 2017, GéopolisAfrique revient en images sur un an de petits et grands événements qui ont marqué le continent.

Pour beaucoup, le 19 août est officiellement la Journée mondiale de l'aide humanitaire promulgué par l’ONU. Mais depuis plusieurs années, cette journée est aussi celle des amoureux de l’image. Une célébration à l’initiative du site Wolrd Photo Day.

  • Glissement d'un pan entier colline dans quartier Regent Freetown
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    Glissement d'un pan entier de colline dans le quartier Regent de Freetown

    Glissement d'un pan entier de colline dans le quartier Regent de Freetown Les services de secours se sont efforcés, le 15 août 2017, de rechercher des survivants dans les décombres de plusieurs quartiers de la capitale sierra-léonaise. Les bidonvilles, accrochés aux collines, ont été balayés par des coulées de boue et des torrents d'eau dévastateurs. Il s'agit maintenant, selon les autorités, d'enterrer rapidement les morts afin de limiter les risques d'épidémies.  © SAIDU BAH / AFP

  • Une élève à présidence.
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    Une élève à la présidence.

    Toute fière, assise sur le siège du vice-président de la République, elle fait partie des 51 meilleurs élèves accueillis à la présidence de la République. Le chef de l’Etat, Alassane Ouattara, a exprimé sa joie de voir ces jeunes et les a félicités pour la qualité de leur travail, tout en leur demandant de persévérer dans l’effort. Son épouse, Dominique Ouattara, rappelait récemment l'importance de l'éducation, notamment en Afrique subsaharienne où plus de la moitié (57 %) des jeunes de 15 à 17 ans ne vont pas à l’école, comme plus d’un tiers (36 %) d’adolescents de 12 à 14 ans et d’un cinquième (21 %) des enfants de 6 à 11 ans.  © SIA KAMBOU / AFP

  • A Gungu en République démocratique Congo.
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    A Gungu, en République démocratique du Congo.

    Chef-lieu de la province du Kwilu, Gungu est située à une cinquantaine de kilomètres de la frontière avec la région du Kasaï. C'est l'une des premières villes où les «personnes déplacées à l'intérieur du pays» cherchent refuge pour échapper à des violences qui ont déjà fait plus de 3.000 morts. La rébellion Kamwina Nsapu, anti-Kabila, est accusée par l'ONU de recruter des enfants et de commettre des atrocités sur les civils: décapitations, viols, mutilations, exécutions de femmes et d'enfants... Ce groupe, essentiellement armé de lance-pierres et de bâtons, veut en découdre avec un pouvoir central incarné par Joseph Kabila qui s'accroche au pouvoir, alors que la Constitution l'empêche de briguer un troisième mandat.    © JOHN WESSELS / AFP

  • Les Béninois sont réputés pour leur attachement au culte vaudou.
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    Les Béninois sont réputés pour leur attachement au culte vaudou.

    Pourquoi «investir des fortunes sur les morts», et non sur les vivants, dans un pays classé parmi les plus pauvres du monde ? Un député béninois part en guerre contre les funérailles ruineuses devenues «une folie collective» dans son pays. Il a présenté à l’Assemblée nationale, un projet de loi qui vise à mettre un terme à ces pratiques. © AFP/Stefan Heunis

  • Des détenus prison Kisumu sur lac Victoria attendent pour voter.
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    Des détenus de la prison de Kisumu, sur le lac Victoria, attendent pour voter.

    Plus de 19 millions de Kenyans ce sont inscrits pour choisir parmi les 14.000 candidats qui se sont présentés aux élections générales. Quelque 4.000 prisonniers sur les 50.000 détenus, incarcérés dans les 118 prisons du pays, ont pu participer à ce scrutin. Pour l’occasion, leur carte d’identité leur a été rendue momentanément. Selon les comtés, les prisonniers ont voté dans des centres spéciaux ou à l’intérieur des établissements pénitentiaires. Ce droit de vote représente beaucoup pour eux. Peter Kibandi, qui purge une peine à perpétuité, a déclaré à SABC News au moment de son enregistrement: «Avant cela, je ne me sentais plus kenyan.» La Commission nationale des droits de l'homme s'est félicitée de cette mesure historique. © Baz Ratner/REUTERS

  • Pêcheurs tunisiens dans port Zarzis
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    Pêcheurs tunisiens dans le port de Zarzis

    «A tous les agents et employés des ports tunisiens: ne laissez pas le bateau du racisme souiller les ports de Tunisie. Expulsez-le». C'est l'appel lancé sur Facebook par le puissant syndicat tunisien UGTT, prix Nobel de la paix en 2015. Loué à Djibouti par le groupe d'extrême droite «Génération identitaire», grâce à une collecte de fonds sur internet qui a récolté 200.000 dollars depuis la mi-mai, ce navire de 40 mètres a déjà rencontré des difficultés avec les autorités égyptiennes sur le canal de Suez et lors d'autres ravitaillements à Chypre et dans un port grec. Sur ses flancs, le navire arbore deux immenses banderoles proclamant en anglais «Stop au trafic d'être humains» et «Vous ne ferez pas de l'Europe votre foyer». Ils demandent aux ONG présentes de quitter la zone de secours. © Photo AFP¨/Fathi Nasri

  • En Ethiopie désert Danakil est patrie peuple Afars
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    En Ethiopie, le désert de Danakil est la patrie du peuple des Afars

    C'est aussi le cœur de la région éponyme -Afar-, située au nord-est du pays à environ 100 mètres au-dessous du niveau de la mer. Considéré comme l'un des endroits les plus hostiles de la planète, c'est aussi l'un des plus chauds. Son sel est transporté par des caravanes de dromadaires vers les hauts plateaux éthiopiens, plus peuplés. © ZACHARIAS ABUBEKER / AFP

  • Des fidè se rendent à cérémonie à Cathédrale Saints à Khartoum.
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    Des fidèles se rendent à la cérémonie à la Cathédrale des Saints à Khartoum.

    Depuis le coup d'Etat qui a porté le président Omar el-Béchir au pouvoir au Soudan en 1989 avec le soutien des islamistes, les autorités soudanaises ont mené une politique d'arabisation et d'islamisation du pays. Celle-ci a été l’un des déclencheurs de la guerre civile, entre population chrétienne du Sud et musulmane du Nord. Bilan: deux millions de morts. Après la sécession et l’accès du Soudan du Sud à l’indépendance en 2011, des organisations de défense des droits de l'Homme ont accusé les autorités de Khartoum de persécuter les chrétiens et de détruire des églises dans la capitale.  © ASHRAF SHAZLY / AFP

  • Les kiosques à fatwas dans métro Caire
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    Les kiosques à fatwas dans le métro du Caire

    Matériellement, selon le correspondant de RFI en Egypte, c'est une sorte de local en verre borduré d'aluminium de trois mètres sur deux, installé à proximité des portillons du métro. A l'intérieur, deux cheikhs détachés par le centre de recherches islamiques de la mosquée d'Al-Azhar, plus haute autorité de l'Islam sunnite. Un troisième siège est réservé aux voyageurs souhaitant obtenir une consultation en matière de jurisprudence islamique avant de prendre le métro. Un métro qui accueille chaque jour 5 millions de voyageurs. Les internautes ont aussitôt tourné ces cheikhs en dérision, les comparant à des vendeurs ambulants. Jugeant l'initiative aussi inutile que risible, ils suggèrent ironiquement de prolonger le kiosque par un confessional pour les chrétiens qui constituent 10% de la population. Cautionnées par les autorités politiques, les autorités religieuses, vexées, ont accusé les internautes de mauvaise foi et rappellent que ces kiosques sont destinés à combattre l'extrémisme religieux..   © REUTERS/Amr Abdallah Dalsh

  • Des membres l'armée malienne Touaregs
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    Des membres de l'armée malienne et des Touaregs

    La ministre française des Armées, Florence Parly, a fait sa tournée des popotes de la force Barkhane, entre Tchad, Niger et Mali, dimanche 30 et lundi 31 juillet 2017. Une façon de réaffirmer «le soutien de la France à la montée en puissance de la force conjointe du G5 Sahel». La région a bien besoin de cette force militaire. Plus que jamais, la confusion est totale au Mali. ©

  • Vue d'un monument à Shark Island camp concentration durant génocide.
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    Vue d'un monument à Shark Island, camp de concentration durant le génocide.

    La 2e audience du procès intenté à New York par les Hereros et les Namas (groupes minoritaires de Namibie) contre l’Allemagne pour génocide, prévu le 21 juillet 2017, a été repoussé à octobre. Un génocide perpétré entre 1904 et 1908, qui a fait environ 100.000 morts. L’affaire remue la mémoire collective du pays. Tout en étant révélatrice de problèmes politiques et de discriminations ethniques. © AFP - GIANLUIGI GUERCIA

  • Namibie première Gay Pride à Windhoek 29 juillet 2017.
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    Namibie: première Gay Pride à Windhoek, le 29 juillet 2017.

    Un rassemblement de 150 personnes qui revendiquent le droit à une meilleure protection légale pour les LGBT de Namibie: la scène est inédite dans la capitale de ce pays d'Afrique australe. Des marches contre la discrimination des gays et des lesbiennes ont déjà été organisées dans d'autres villes, l'homosexualité étant toujours pénalisée, malgré une certaine tolérance de la part des habitants. © Hildegard Titus / AFP

  • Les rastas en Ethiopie
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    Les rastas en Ethiopie

    Les Rastafari ont commencé à émigrer en Ethiopie dans les années 1950 après que l'empereur Hailé Sélassié, qu'ils considéraient comme leur messie, eut réservé 1.200 hectares de terres dans la ville de Shashamane, dans le sud de l'Ethiopie, aux descendants d'esclaves africains qui choisiraient de regagner le continent. La communauté s'est toutefois réduite après le renversement du Négus puis son assassinat dans les années 1970. Aujourd'hui, les rastafari de Shashamane ne se comptent plus que par centaines. Mais ils se plaignent de ne pas pouvoir posséder de terres, envoyer leurs enfants à l'université ou travailler parce qu'ils ne possèdent pas la nationalité éthiopienne. Mais beaucoup ont renoncé à leur pays d'origine en ne renouvelant pas leur passeport et se sont retrouvés apatrides. Le porte-parole du ministère éthiopien des Affaires étrangères, Meles Alem, a expliqué à l'AFP que les rastafari auraient désormais droit à une carte d'identité leur permettant de résider et bénéficier de la plupart des droits des Ethiopiens, mais sans en avoir la nationalité. © Justine Boulo/AFP

  • Au Sénégal à Sangalkam
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    Au Sénégal, à Sangalkam,

    ce sont les femmes qui déchargent les barques remplies par les racleurs de sel à l'aide de bassines de 30 kilos qu'elles portent sur leur tête. La récolte annuelle atteint 60.000 tonnes, consommées au Sénégal ou exportées jusqu'en Europe pour saler les routes. La «saison du sel» commence en mai pour finir en juillet, période où la partie nord du lac Rose est la plus prolifique. Ces eaux sont célèbres pour leur couleur rose et leur taux élevé de salinité: plus de 350g de sel par litre, contre environ 275g pour la mer Morte et 30g pour l'eau de mer. Ce qui en fait, depuis les années 1970, un des plus gros sites d'extraction de sel en Afrique de l'Ouest. © CEMIL OKSUZ / ANADOLU AGENCY

  • Un combat lutte traditionnelle entre Sénégalais Nigérien.
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    Un combat de lutte traditionnelle entre un Sénégalais et un Nigérien.

    Aux 8e Jeux de la Francophonie, la lutte africaine est une discipline. Contrairement à la lutte libre, également disputée lors de ces Jeux, et à la lutte gréco-romaine, elle n’est pas un sport olympique. Les règles sont différentes. Au Sénégal, plus qu'un sport, il s'agit d'une pratique culturelle. © REUTERS/Finbarr O’Reilly

  • Avant être libérés crocodiles transitent temporairement par zoos.
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    Avant d'être libérés, les crocodiles transitent temporairement par des zoos.

    Dans la capitale ivoirienne, hôtels de luxe, bureaux, maisons au bord de l'eau et port de plaisance pour yachts de luxe sont en chantier. Mais le lagon offre un lieu de reproduction paisible pour les nombreux sauriens. Même si aucune attaque de crocodile n’a été enregistrée depuis des décennies, le gouvernement préfère les éloigner. Matthew Shirley, biologiste américain et expert en conservation de la faune sauvage, en collaboration avec le programme de renaissance des infrastructures de Côte d’Ivoire, la direction générale des Eaux et Forêts et la Banque mondiale, a mis en place un enseignement pour apprendre à ceux qui interviennent auprès des sauriens, comment les capturer sans cruauté et surtout sans les blesser.  © Luc Gnago / REUTERS

  • L'hippopotame est l'un animaux emblématiques d'Afrique.
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    L'hippopotame, est l'un des animaux emblématiques d'Afrique.

    Face aux massacres d'hippopotames qui se sont multipliés depuis mars 2017 dans l'ouest du pays, les autorités nigériennes ont créé un sanctuaire sur les berges du fleuve Niger pour mettre les pachydermes à l'abri des tueries. Leurs agresseurs, des paysans qui les accusent de commettre des dégâts sur les cultures et le bétail, pourraient trouver dans l'initiative gouvernementale de quoi se rassurer  © Michel & Christine Denis-Huot / Biosphoto

  • Un jeune Xhosa au cours d'une cérémonie d'initiation.
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    Un jeune Xhosa au cours d'une cérémonie d'initiation.

    Les autorités sud-africaines le reconnaissent volontiers: les circoncisions traditionnelles ratées font des ravages. Depuis 1995, elles ont fait des centaines de victimes à travers le pays. Rien qu’en 2017, onze jeunes ont été mutilés par des apprentis-chirurgiens et ont succombé à leurs blessures. Les auteurs de ces crimes se définissent comme «les défenseurs de la tradition». Ils opèrent en secret et sans témoins, avec des lames de rasoir, des ciseaux et des couteaux non-stérilisés. Face à la pression sociale, les autorités sanitaires restent démunies. © Photo AFP/Mujahid Safodien

  • La classe unique acceuille filles garçons part d'autre maître.
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    La classe unique acceuille filles et garçons de part et d'autre du maître.

    Il est loin le temps où Ouadane, la «cité des deux oueds» fondée au XIIe siècle, était présentée comme le lieu du savoir et de la culture qui attirait les érudits de l'islam. Aujourd'hui, malgré les efforts du gouvernement mauritanien pour venir en aide aux villes anciennes, la situation reste préoccupante. © Jacques SERPIENSKY / Aurimages

  • Les fraises burkinabè sont réputées délicieuses.
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    Les fraises burkinabè sont réputées délicieuses.

    Vendue sur les marchés ou dans la rue, la production de fraises a démarré dans les années 70 au Burkina Faso. C'est un expatrié français qui aurait rapporté des plants pour son jardin. La diffusion de la culture s’est faite grâce à son jardinier qui  en a fait pousser chez lui. Aujourd'hui, la production est concentrée sur les sites maraîchers de Boulmiougou et de Bika, dans la banlieue de Ouagadougou, la capitale, et dans les quartiers de Kodeni et de Kounima à Bobo-Dioulasso, la deuxième ville du pays. La selva et des variétés inconnues dominent une production, difficile à estimer, mais qui se chiffre en dizaine de tonnes. Les fraises s'écoulent sur un marché local, désormais saturé, et s'exportent de plus en plus. © ISSOUF SANOGO / AFP

  • L’Eglise en cristal Dieu en deuil après meurtre fidè.
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    L’Eglise en cristal de Dieu en deuil après le meurtre de fidèles.

    Au Nigeria, depuis le premier meurtre d’un gang ultraviolent nommé Badou, en juillet 2016 dans le quartier d’Ibeshe, une centaine de personnes, dont des bébés, ont été assassinées. La rumeur populaire prêterait des pouvoirs occultes aux meurtriers. Les dernières victimes sont les fidèles de l’Eglise en cristal de Dieux. Ils seraient capables d’hypnotiser leurs victimes ou encore de se rendre invisibles. Les corps sont vidés de leur sang. Comme le raconte sur «Jeune Afrique» Babatunde Ogunyemi, un chef traditionnel d’Ibeshe: «Selon la rumeur, Badoo vend le mouchoir imbibé de sang aux sorciers qui l’utilisent pour apporter puissance et prospérité à leurs clients (…). Chaque mouchoir coûte 1.385 euros.» Malgré l’arrestation de dizaines de suspects et l’intervention de l’armée, la colère monte chez les habitants qui se sentent abandonnés et n’osent plus dormir la nuit. Terrifiés, ils ont créé des milices. Mais ces vigiles improvisés n’hésitent pas à lyncher et brûler immédiatement toute personne suspectée d’être liée au gang. Des innocents ont été tués, affirme la police. © Pius Utomi Ekpei / AFP

  • Des navires transportant personnel militaire chinois partent Zhanjiang.
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    Des navires transportant du personnel militaire chinois partent du Zhanjiang.

    Les premiers soldats de la marine chinoise sont montés à bord du «Jinggangshan» et du semi-submersible «Donghaidao», à destination de Djibouti, mardi 11 juillet 2017. Pékin a installé une «base logistique» dans le petit pays de la corne de l'Afrique, la première du genre pour la Chine. © WU DENGFENG / XINHUA

  • Madonna ses enfants nés au Malawi
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    Madonna et ses enfants nés au Malawi

    assistent à l'inauguration de la première unité pédiatrique du pays qui compte trois salles d'opération et 50 lits. «Les enfants ne devraient jamais mourir de maladies terribles qu'on peut facilement soigner», a estimé Madonna qui a adopté quatre enfants dans ce pays. La vedette américaine a créé en 2006 la fondation «Raising Malawi» qui a financé ce projet grâce à de nombreux dons américains. © Siphiwe Sibeko / Reuters

  • Sauvés in extremis par navire maltais en méditerranée centrale.
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    Sauvés in extremis par un navire maltais en méditerranée centrale.

    Ils sont nombreux à ne pas avoir la chance d'être secourus. Alors, leurs corps sont engloutis par les eaux de la Méditerranée. Quelque 1250 migrants y ont laissé la vie depuis le début de l'année 2017. Ce sont des jeunes pour la plupart qui tentent de rallier l'Europe à la recherche d'une vie meilleure. Devant les participants à la conférence de l'Organisation de la coopération islamique réunis à Abidjan, le président ivoirien a lancé un vibrant appel aux pays musulmans pour arrêter les dégâts. Cela passe par l'éducation et l'emploi, a-t-il martelé, en plaidant pour «un meilleur suivi» des flux de personnes en Afrique de l'Ouest pour lutter contre le terrorisme. «Si nous ne trouvons pas une solution à ce défi majeur», a averti Alassane Ouattara, «ces jeunes seront sans doute en proie à toutes les tentations, avec de graves conséquences pour nos pays.» © Photo Reuters/Darrin Zammit Lupi

  • Au Liberia «salaire peau»...
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    Au Liberia, le «salaire de la peau»...

    Alors que la situation économique du Liberia est difficile, l’activité permet à ces jeunes de s’en sortir. «Cela me plaît d'être peint, c'est ce qui m'apporte mon pain quotidien, plutôt que de devoir voler dans la rue», affirme Emmanuel Howard, 25 ans, aux couleurs d'une administration libérienne. Il pose ainsi pendant des séances de 5h pour 10 USD la journée (8,70 euros). «Notre seul problème, c'est que rester au soleil pendant des heures peut nous donner de la fièvre», dit-il. Cette forme de marketing connaît un tel succès que des entrepreneurs ont créé des sociétés spécialisées. «DHL, Total et l'administration fiscale font partie de mes clients», raconte l’un d’eux. Qui précise qu’il «fait aussi les mariages». L’origine de l’activité remonte aux «chauffeurs» des supporters de football dans les années 1990, peinturlurés aux couleurs bleu, blanc, rouge du drapeau national. La tradition de la peinture sur le corps, pour des rituels religieux ou communautaires, existe de longue date au Liberia, comme dans d'autres pays d'Afrique de l'Ouest. Mais dans un cercle plus restreint que la voie publique. © AFP - Zoom DOSSO

  • Une vue raffinerie Sogara à Port Gentil dans centre-ouest Gabon.
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    Une vue de la raffinerie Sogara à Port Gentil, dans le centre-ouest du Gabon.

    Le projet a suscité beaucoup d’espoir parmi les chômeurs gabonais dont le nombre ne cesse de croître. Le gouvernement a promis d’instaurer une allocation chômage pour les aider à survivre en attendant un nouvel emploi. L’Organisation nationale des employés du pétrole (Onep) parle «d’effet d’annonce». Son secrétaire général adjoint, Sylvain Mayabi, s'est confié à Géopolis. © AFP/Justin Tallis

  • A Johannesburg en Afrique Sud
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    A Johannesburg, en Afrique du Sud,

    une squatteuse zimbabwéenne est délogée manu militari par un membre des Fourmis rouges. Ces groupes d'intervention musclée, mandatés par les propriétaires d'immeubles, débarquent dans les appartements occupés illégalement, armés de fusils et de pieds de biche. Ils jouent la carte de l'intimidation et n'hésitent pas à mettre sur le trottoir ou à jeter par la fenêtre les biens des occupants. C'est la double peine pour ces résidents mal logés, escroqués par des gangs de malfaiteurs qui perçoivent les loyers à la place des propriétaires. © MARCO LONGARI / AFP

  • Mgr Jean Zerbo nouveau cardinal est félicité par sa famille ses amis.
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    Mgr Jean Zerbo, nouveau cardinal, est félicité par sa famille et ses amis.

    Tous avaient fait le déplacement au Vatican où a eu lieu la cérémonie pendant laquelle Mgr Zerbo a été le premier ecclésiastique malien à recevoir une «barrette» pourpre et une coiffe en forme de toque quadrangulaire. Un choix salué par le président du Mali Ibrahim Boubacar Keïta, malgré des articles de presse citant des documents «Swissleaks» selon lesquels Mgr Zerbo, avec d'autres évêques de la Conférence épiscopale du Mali (CEM), aurait eu accès à des comptes en Suisse. Informations démenties par la CEM. © Alberto PIZZOLI / AFP

  • Des agents santé sont déployés dans villages pour démoustiquer.
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    Des agents de santé sont déployés dans les villages pour démoustiquer.

    En Côte d’Ivoire, certains endroits restent difficiles d’accès aux agents et parfois, ils ne peuvent pas pénétrer dans les maisons quand le mari est absent. Dans la majorité des cas, la dengue, maladie virale aiguë transmise par les moustiques, entraîne forte fièvre, maux de tête, courbatures, fatigue et douleurs articulaires. Mais dans sa forme sévère (saignements, douleurs abdominales, vomissements), elle peut provoquer la mort. Selon l’institut Pasteur, «l’incidence de la dengue progresse de manière très importante. Elle est inscrite au rang des maladies dites ré-émergentes. L’OMS estime à 50 millions le nombre de cas annuels, dont 500.000 cas de dengue hémorragique qui sont mortels dans plus de 2,5% des cas. Deux milliards et demi de personnes vivent dans des zones à risque.» © Issouf Sanogo / AFP

  • Une plage sénégalaise prés Dakar endommagée par érosion.
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    Une plage sénégalaise, prés de Dakar, endommagée par l'érosion.

    Le sable est une ressource naturelle de plus en plus exploitée. Partout dans le monde, les plages sont désormais mises à contribution. Sur le continent africain, l'archipel semi-autonome de Zanzibar s'est dit récemment à court de sable. Son extraction, souvent illégale, constitue une nouvelle menace pour les littoraux et leurs écosystèmes. © SEYLLOU / AFP

  • L'école camp Bidi Bidi réunit réfugiés sud-soudanais petits Ougandais.
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    L'école du camp de Bidi Bidi réunit réfugiés sud-soudanais et petits Ougandais.

    Une situation rare louée par le secrétaire général des Nations Unies. Selon lui, les Ougandais ont reçu les Sud-Soudanais «comme des frères et des sœurs». Antonio Guterres a appelé la communauté internationale à mettre la main au portefeuille afin de soutenir l'Ouganda dont les besoins de financement pour les quatre prochaines années sont estimés à 7,1 milliards d'euros. © Ben CURTIS / AP/ SIPA

  • Parés leurs plus beaux atours ils prennent pose pour photo-souvenir
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    Parés de leurs plus beaux atours, ils prennent la pose pour la photo-souvenir

    Les enfants pré-pubères n'ont en principe pas le droit de jeûner. Mais à l'occasion de Laylat al-Qadr, ce premier jeûne symbolise pour ces enfants marocains le premier pas vers l’adolescence et une initiation au ramadan. Les filles portent de magnifiques caftans et des babouches. Emmenées chez des «neggafates» (femmes qui préparent les mariées), elles sont maquillées et parées de bijoux. Les garçons, eux, revêtent des djellabas brodées ou des «jabadours» (chemises et pantalons traditionnels). Ainsi vêtus, ils se promènent dans les rues. Pour leur faire oublier la faim, les parents n’hésitent pas à utiliser des stratagèmes: visite de zoo ou partie de vidéo entre amis... Une séance de photos clôture cette journée mémorable.  © Artur Widak/NurPhoto/AFP

  • Station service Fiat.
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    Station service Fiat.

    «La Piccola Roma», la petite Rome. C’est le surnom donné à la capitale érythréenne, tant les témoignages de la colonisation italienne y sont nombreux. Au début du XXe siècle et durant toute la période mussolinienne, l’architecture futuriste a laissé son empreinte. Des cafés, des cinémas, un bowling, une station-service... Toute la ville a été marquée par ce style architectural. Les bâtiments sont dans un état de conservation remarquable dans un pays où tout manque.  © Andrew McConnel/AFP

  • Le savika ou tolon’omby vient verbes «attraper» «maîtriser».
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    Le savika (ou tolon’omby) vient des verbes «attraper» et «maîtriser».

    Le savika est une pratique ancestrale où les jeunes hommes de la communauté betsileo de Madagascar se mesurent avec des zébus. Tous les Malgaches, hommes et femmes, enfants et anciens, apprécient ce sport. Une fois par an est organisé à Ambositra, à 250 km au sud de la capitale Antananarivo, le plus grand tournoi du pays. © Henitsoa Rafalia / AFP

  • Migrants africains dans camp réfugiés au Soudan
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    Migrants africains dans un camp de réfugiés au Soudan

    Chaque mois, des milliers d’Erythréens fuient leur pays pour tenter de gagner l’Europe. S’ils ne sont pas arrêtés au Soudan voisin. Puis kidnappés et torturés dans le Sinaï pour contraindre leurs familles à payer une rançon. Un très lucratif trafic qui pourrait être organisé par le régime érythréen lui-même… © AFP - ASHRAF SHAZLY

  • Le pont suspendu Maputo sera livré à fin l'année 2017.
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    Le pont suspendu de Maputo sera livré à la fin de l'année 2017.

    La construction du pont suspendu de Maputo au Mozambique, le plus grand d’Afrique, s’achève. Cette infrastructure hors norme est financée et construite par la Chine. Celle-ci a accordé une enveloppe de 750 millions de dollars qui réaffirme l’intérêt de Pékin pour le continent. © JOHN WESSELS / AFP

  • Les civils arrivent épuisés dans village d’Aburoc au Soudan Sud.
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    Les civils arrivent épuisés dans le village d’Aburoc, au Soudan du Sud.

    Le Soudan du Sud est indépendant depuis 2011. Mais en 2013, le pays a basculé dans la guerre civile. Sur fond de tensions ethniques entre les Dinkas (ethnie du président Salva Kiir) et les Nuers (ethnie du vice-président Riek Machar). Les combats font rage entre les soldats et les miliciens des deux camps. 12 millions de personnes sont menacées par les violences. Un accord de paix signé en août 2015 n’a rien changé. Le conflit s’est même dégradé. La région du Nil Supérieur a été scindée en deux. Depuis, l’Etat voisin du Nil blanc au Soudan accueille près 90.000 réfugiés. Sur 3,5 millions de personnes déplacées, 2 millions ont fui en dehors du pays.  © GIUSEPPE CACACE / AFP

  • Les mannequins à l'African Fashion Week Lagos au Nigeria...
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    Les mannequins à l'African Fashion Week de Lagos, au Nigeria...

    La saison des Fashion Weeks africaines a commencé. Du 25 au 27 mai, il y a eu la Kigali Fashion Week 2017, au Rwanda, «un évènement de mode haut de gamme pour un public exclusif», comme l’affirme sa page Facebook. Quelques jours plus tard, les 3 et 4 juin, l’African Fashion Week Nigeria a eu lieu au National Theater de Lagos. «Notre mode, notre culture, notre héritage», proclamait fièrement le site de l’évènement, en expliquant: «La mode meurt rapidement. Le style dure toujours»… Outre le Nigeria, quatre pays y étaient représentés, le Sénégal, le Cameroun, le Ghana et la Zambie, pour montrer ce que l’Afrique produit de meilleur en matière de mode. Du 28 au 30 septembre se tiendra la Kampala Fashion Week, celle «qui monte», dixit les spécialistes. Nés en Europe ou en Afrique, les jeunes créateurs du continent «qui font briller la mode africaine», «ont entre 20 et 40 ans (…). Diplômés, polyglottes et entreprenants, ils posent sur la terre de leurs parents un autre regard. Et plutôt que de financer les proches restés au pays, ils créent des entreprises (…) à cheval entre les deux continents», rapporte «Madame Figaro».  © AFP - Marco Longari

  • Des clandestins en provenance î d'Anjouan accostent sur î Mayotte.
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    Des clandestins en provenance de l'île d'Anjouan accostent sur l'île de Mayotte.

    Le kwassa-kwassa vient de se faire un nom, suite aux propos polémiques du président français Emmanuel Macron. Cette frêle embarcation traditionnelle, surchargée, transporte des dizaines de Comoriens candidats à l’exil. La proximité de l’île de Mayotte, avec ses attraits propre à un département français, provoque un des plus violents flux migratoires du globe. © AFP/Richard Bouhet

  • Manifestation à Rabat en solidarité avec révolte Rif.
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    Manifestation à Rabat en solidarité avec la révolte du Rif.

    Quelques centaines de manifestants ont défilé devant le parlement de la capitale marocaine pour demander la libération du leader rifain Nasser Zefzafi. Dans la ville d'Al-Hoceima, les habitants ont manifesté pacifiquement pendant plusieurs mois. La région réputée frondeuse demande un rattrapage économique en termes d'hôpitaux, d'écoles et d'emplois. Un message reçu par les autorités qui ont décidé de faire de la région une priorité économique. Mais au fil des mois, la contestation, menée par un petit groupe d'activistes locaux, a pris une tournure plus politique, exigeant le développement du Rif, dans un discours identitaire teinté de conservatisme et de références religieuses. ©

  • A Lagos 14 avril 2017
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    A Lagos, le 14 avril 2017

    Dans la capitale économique du Nigeria, des militantes de «Bring Back Our Girls» (Ramenez-nous nos filles) participent à une veillée en hommage aux lycéennes enlevées le 14 avril 2014, alors qu'elles étaient en train de passer leurs examens. Trois ans après, la mobilisation autour de cet enlèvement de masse, relayée par des médias internationaux, des ONG, des personnalités, à coup de hashtags #bringbackourgirls sur les réseaux sociaux, semble s'essouffler. A Abuja, la capitale fédérale, où le collectif est particulièrement actif, des arbres devraient être plantés à la mémoire des jeunes disparues. © Sunday Alamba/AP/SIPA

  • Le nord Somalie Somaliland
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    Le nord de la Somalie et le Somaliland,

    région sécessionniste qui a proclamé son indépendance en 1991 mais n’a pas été reconnue par les Nations Unies, sont les plus touchés par la sécheresse. 70% du bétail est mort. Près de 400.000 enfants souffrent de malnutrition aiguë. Six millions risquent d’en mourir. Les rivières sont à sec, les gens boivent de l'eau fétide et le choléra se propage à grande vitesse. Habituellement, 5.000 cas sont répertoriés par an. Mais le chiffre a triplé en 2016 et a bondi à 18.000 depuis le début de l’année 2017. Une campagne de vaccination a démarré en mars, alors que les conflits armés et le manque de personnel sanitaire freinent l’aide humanitaire. Les besoins s’élèvent à près de 900 millions de dollars. Le Soudan du Sud, l’Ethiopie, le Kenya et le Nigeria sont également menacés. © Zohra Bensemra / REUTERS

  • Les nomades Turkana sont parmi plus exposés à sécheresse meurtrière.
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    Les nomades du Turkana sont parmi les plus exposés à la sécheresse meurtrière.

    Bergers dans le nord-ouest du Kenya, ils comptent sur leurs troupeaux pour vivre mais le bétail meurt, faute de pâturages. La sécheresse est telle que de vives tensions sont apparues entre les communautés d'éleveurs, faisant au moins 30 morts depuis décembre 2016. © Goran Tomasevic / REUTERS

  • Un garde armé d'une Kalachnikov dans sa case.
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    Un garde armé d'une Kalachnikov dans sa case.

    Le Front Polisario persiste et signe: pas question de faire la moindre concession au Maroc au lendemain de l’annonce de son retrait de la zone contestée de Guerguerat au Sahara Occidental. Les indépendantistes sahraouis qualifient l'événement de «poudre aux yeux». © AFP

  • Double explosion à Mogadiscio...
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    Double explosion à Mogadiscio...

    Le scénario est bien rôdé. Censés être affaiblis, les islamistes radicaux shebabs, affiliés à al-Qaïda, se sont à nouveau attaqués à un hôtel à Mogadiscio, le 25 janvier 2017, faisant plusieurs morts. Confrontés à la puissance de feu supérieure de l'Amisom, forte de 22.000 hommes, déployée en 2007 en Somalie, les shebabs ont été chassés de Mogadiscio en août 2011. Ils ont ensuite perdu l'essentiel de leurs bastions mais ils contrôlent toujours de vastes zones rurales d'où ils mènent des opérations de guérilla et des attentats-suicides (souvent jusque dans la capitale somalienne) contre les symboles du fragile gouvernement somalien ou contre l'Amisom. En février 2016, ils avaient visé un restaurant de la capitale dans un double attentat, qui avait fait plus de 40 morts. Le 2 juin, dix personnes ont trouvé la mort dans un attentat devant l’hôtel «Ambassador».  © MOHAMED ABDIWAHAB / AFP

  • Féticheurs autres magiciens tous doivent mettre main à pâte...
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    Féticheurs et autres magiciens, tous doivent mettre la main à la pâte...

    ...pour la réélection du président gambien Yaya Jammeh qui brigue un cinquième mandat. L’appareil de l’Etat au grand complet, l’armée, les services de renseignement, mais aussi les féticheurs et autres magiciens ont été sollicités pour animer les rassemblements de la campagne électorale. Et gare à ceux qui osent salir l’image du président qui fait régner un climat de peur généralisé dans tout le pays!    © Photo AFP/Marco Longari - Novembre 2016

  • Ngong banlieue Nairobi.
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    Ngong, banlieue de Nairobi.

    Ces fusils ont été soit confisqués en vertu de l’application de la loi ou remises volontairement à des agents chargés de collecter les armes légères ou de petits calibres. Un rapport, datant de 2012, intitulé «Traçage et étude des armes sur le plan national», établi conjointement par l'Etat kenyan et Arms Survey basé à Genève, révélait que 500.000 de ces équipements étaient détenues par des civils. Les autorités kenyanes ont détruit, le 15 novembre 2016, près de 5.250 fusils. Avec leur élimination, elles entendent montrer leur engagement à renforcer la sécurité des citoyens et leur volonté de freiner leur prolifération dans la Corne de l'Afrique et la région des Grands Lacs.  © Ben Curtis/AP/SIPA

  • Des mineurs privés d'enfance.
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    Des mineurs privés d'enfance.

    Certains ont parfois moins de 12 ans et travaillent plusieurs heures par jour dans les mines d'or pour payer les frais de scolarité ou nourrir leur famille, comme le précise un rapport de Human rights watch. La loi ghanéenne interdit le travail des enfants de moins de 15 ans, mais la plupart des mines du pays fonctionnent illégalement et échappent à tout contrôle. Le Ghana est l'un des 10 pays premiers producteurs d’or au monde.  © Kristin Palitza / DPA / AFP

  • Hassana Mohamed très jeune maman
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    Hassana Mohamed, une très jeune maman,

    est venue demander de l'aide pour son enfant de 18 mois, pendant qu'elle tente d'allaiter son nourrisson. Le centre de Maiduguri, au Nigeria, ne désemplit pas. Ultime refuge pour ces femmes et leurs enfants déplacés, n'ayant plus de toit pour les abriter, ni rien à manger. Les gémissements des petits, trop faibles pour pleurer, sont annonciateurs du pire. Un quart des enfants de ce centre ne survivront pas, malgré les soins prodigués. © Sunday Alamba/AP/SIPA - Septembre 2016

  • Rhinocéros décorné au Zimbabwe.
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    Rhinocéros décorné au Zimbabwe.

    «Notre but est de décorner chaque rhinocéros adulte et nous avons presque fini. C'est une mesure dissuasive qui réduit la valeur potentielle que peuvent obtenir les braconniers. Le braconnage est un problème très grave dans ce pays», a expliqué à l'AFP Lisa Marabini, directrice de Aware Trust Zimbabwe (ATZ), un groupe de vétérinaires et d'écologistes qui accompagne les autorités dans ce processus. Le rhinocéros est l'animal le plus braconné au Zimbabwe. Selon Lisa Marabini, au moins 50 d'entre eux ont été tués en 2015. Ce trafic alimente un marché clandestin de la médecine traditionnelle asiatique, notamment au Vietnam et en Chine, où l'on prête des vertus thérapeutiques - non prouvées scientifiquement - à la poudre de corne. La corne est habituellement coupée avec une scie, une procédure indolore pour l'animal qui est anesthésié pendant une quinzaine de minutes. Elle repousse une fois qu'elle a été coupée correctement. Plusieurs éleveurs en Afrique du Sud pratiquent régulièrement cette procédure et stockent la corne en attendant une autorisation du commerce international, actuellement interdit. Selon eux, l'interdiction du commerce ne fait qu'alimenter le braconnage. Ils assurent pouvoir répondre à la demande asiatique immédiate en fournissant des cornes de rhinocéros qui n'auront pas été tués. © Antoine Lorgnier / Biosphoto/AFP