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Syrie,  Liban,  Moyen-Orient,  Ukraine

Trois petits tigres destinés à un zoo en Syrie sauvés de justesse

Par Géopolis avec AFP@GeopolisFTV | Publié le 18/03/2017 à 18H23, mis à jour le 19/03/2017 à 18H33

Trois tigres destinés à zoo à Damas
Les  trois  tigres de Sibérie à l'intérieur d'une cage à l'aéroport de Beyrouth après leur sauvetage par l'organisation Animals Lebanon, le 18 mars 2017.  © AFP / HO

Un groupe libanais de défense des animaux a annoncé avoir sauvé trois petits tigres de Sibérie bloqués dans une caisse à l’aéroport de Beyrouth. Déshydratés et infestés d'asticots, les félins étaient en cours d'acheminement vers un zoo en Syrie.


Ils ont passés sept jours enfermés dans des conditions «inacceptables» à l'aéroport de Beyrouth avant d’être secourus par Animals Lebanon.
«Rien n'allait. Il n'y avait aucun bac dans lequel ils pouvaient uriner. Ils baignaient dans leurs urines et excréments. Il n'y avait aucune écuelle pour l'eau», raconte la présidente de l’organisation Maggie Shaarawi.
 
Selon Animals Lebanon, les petits tigres en provenance d’Ukraine étaient enfermés dans une petite caisse en bois d'à peine un tiers de m3 et percée de quelques trous. Ils étaient bloqués en raison de confusions au sujet de leur voyage vers la Syrie. 

Sous la protection de l’organisation
Lorsque l’organisation libanaise de défense des animaux a entendu parler de l'expédition, elle a réclamé une enquête sur les conditions de voyage et leurs conformités avec les conventions libanaises et internationales. Un juge a ensuite ordonné que les animaux soient remis à «Animals Lebanon» en raison de vives inquiétudes sur leur état de santé.  
L’organisation n'a pas précisé où se trouvaient actuellement les animaux mais a assuré qu'ils resteraient sous la protection de son organisation jusqu'à ce que la justice décide «de leur renvoi ou non à leur propriétaire».
 
Vers un zoo près de Damas
Les trois bébés tigres ont été expédiés  par «un entrepreneur privé» en Ukraine au «Zoo Samer Alehsenawi», situé près de Damas, selon une copie du permis obtenue par l’AFP.
En juillet 2016, le ministère libanais de l'Agriculture avait émis un décret visant à stopper le trafic de grands félins comme les lions, les tigres, les pumas, et à imposer aux zoos des permis officiels.
Le Liban est membre depuis 2013 de la Convention sur le commerce international des espèces sauvages menacées d'extinction (CITES).