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Danemark,  Europe

Le Danemark, un nouveau pays qui se fâche avec Uber

Par Pierre Magnan@GeopolisAfrique | Publié le 29/03/2017 à 09H30, mis à jour le 29/03/2017 à 10H10

Taxi
Partout en Europe, le système Uber provoque de vives réactions. © GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP

L'Uberisation de la société connaît quelques échecs... Ainsi, le peu rétrograde Danemark voit la société Uber jeter l'éponge et annoncer son départ du pays en raison de la résistance des taxis traditionnels. Ceux-ci ont en effet obtenu l'installation obligatoire de compteurs chez les transporteurs.


Depuis son arrivée en novembre en 2014 au Danemark, Uber fait face aux critiques des syndicats de chauffeurs de taxi locaux, d'entreprises et de responsables politiques qui l'accusent de concurrence déloyale et de non respect des normes juridiques en vigueur dans la profession. Résultat: une législation sur les taxis a été adoptée en février 2017 et a introduit de nouvelles mesures obligatoires comme des compteurs.

Le système de VTC était de toute façon sous la menace de poursuites judiciaires pour non respect de la législation sur les transports.

2.000 conducteurs...
Selon Uber, 300.000 clients utilisent son application de mise en relation pour effectuer un trajet au Danemark et revendique 2.000 conducteurs. Ce service fermera le 18 avril 2017, a précisé le groupe américain. 
«Pour que nous puissions opérer de nouveau au Danemark, les règlements proposés devront changer. Nous continuerons à travailler avec le gouvernement pour qu'il puisse mettre à jour sa règlementation et pour permettre aux Danois de profiter des avantages des technologies modernes», a ajouté Uber.

Pour le responsable syndical des taxisle départ d'Uber permettra aux 6.000 chauffeurs de taxi au Danemark de rester en activité.

Manifestation taxis à Barcelone
Manifestation de taxis à Barcelone en mars 2017. © Josep LAGO / AFP
Uber sous surveillance dans toute l'Europe
Dans toute l'Europe, l'arrivée d'Uber a provoqué des problèmes et des conflits avec les taxis, suscitant ici ou là des procès ou de nouvelles règlementations.

«Au Portugal, le gouvernement veut obliger (les conducteurs de VTC) à suivre une formation de 30 heures, avoir un véhicule de moins de huit ans et  souscrire une assurance. En Espagne, (ils) doivent désormais être dotés d'une qualification professionnelle», recensait le journal suisse 24h.

Dans de nombreux pays, c'est le statut des chauffeurs qui est soumis à la justice. Même dans le très libéral Royaume-Uni, un tribunal a imposé le passage d'un examen d'anglais écrit pour les chauffeurs de Londres.

Au niveau mondial, la société américaine connaît de nombreux changements à sa tête en raison de problèmes d'images et de gestion.