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Société,  Afrique

Vers un Schengen africain?

Par Charles Bonnaire@GeopolisAfrique | Publié le 17/08/2017 à 13H53, mis à jour le 17/08/2017 à 16H33

Le Kenya l'Ouganda Rwanda lance visa touristique commun juin 2014
Le Kenya, l'Ouganda et le Rwanda lance un visa touristique commun, juin 2014. © ISAAC KASAMANI / AFP

L’Union africaine (UA) compte mettre sur pied un espace sans frontière. A l’image du système Schengen en Europe, le but est de permettre aux Africains de se déplacer sur le continent avec un nombre réduit de barrières administratives.


Pour les ressortissants de n’importe quel pays africain, se déplacer peut s’avérer compliqué. Seule exception : les Iles Seychelles, qui n’exigent aucun visa pour les autres Africains. Mais ces îles sont une destination hupée: le contrôle aux frontières se fait selon des critères économiques...

Pour se rendre dans les autres pays, le visa est obligatoire. Cette formalité empêche de nombreux commerciaux de se déplacer dans d’autres pays pour des voyages d’affaires. Souvent, les voyageurs doivent justifier d'un hébergement. Ou pouvoir présenter des billets aller-retour ou l'invitation d'un hôte. Dans le même temps, il faut tenir compte de la durée de traitement des visas par les administrations.

L'UA a fixé pour début 2018 l'objectif d'assouplir les formalités de déplacements interafricains. Les contrôles seraient maintenus mais les visas seraient supprimés. Dans un continent miné par la présence de groupes terroristes, qui profitent de la porosité de certaines frontières, il est inimaginable de supprimer les forces de sécurité aux postes de contrôle.

Certains pays ont déjà mis en place ce type de politique. Au Rwanda, l’attribution des visas a été assouplie. De plus, le président Paul Kagamé avait souhaité en 2016 lancer un passeport panafricain remplaçant le visa. A une échelle plus locale, le Kenya, l’Ouganda et le Rwanda ont décidé de mettre en place un visa commun, avec lequel les touristes pourraient se déplacer d’un pays à l’autre.

Akinwuni Adesina, le président de la Banque africaine de développement (BAD), a même reçu son exemplaire du passeport pour lancer une longue marche vers le modèle Schengen