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Egypte,  Afrique

Des Egyptiens couvrent de honte les agresseurs sexuels avec des œufs!

Par Mohamed Berkani@GeopolisAfrique | Publié le 27/09/2016 à 15H58, mis à jour le 01/06/2017 à 11H53

Des œufs contre violence sexuelle
Des œufs contre la violence sexuelle. © DR/Capture d'écran Youtube

L’Egypte détient le triste record mondial de harcèlement sexuel sur la voie publique. Seule une femme sur cent y échapperait. De jeunes Egyptiens ont trouvé un moyen original pour combattre le phénomène: des œufs écrasés sur la tête des harceleurs.


C’est loin d’être anecdotique. Le harcèlement sexuel en Egypte a pris des proportions effarantes. Selon un rapport onusien datant de 2013, 99% des Egyptiennes ont subi au moins un harcèlement sexuel dans la rue. Les autorités et les associations féminines multiplient les initiatives pour endiguer ce phénomène social. En vain. Des jeunes Cairotes, dans une vidéo détectée par Middle East Eye, s’en prennent aux harceleurs en les couvrant de ridicule avec des œufs. 
 
Ils sont jeunes, ont un grand sens d’improvisation et d’à-propos. Leurs «victimes» – même si elles ne le savent pas encore – s’enorgueillissent de leurs actes avant de réaliser trop tard qu’elles ont fausse route. Et la sentence tombe: un œuf écrasé sur la tête.
 
Dialogue entre le jeune militant et l’agresseur multirécidiviste :
-«Donc, si vois une fille qui se promène tranquillement dans la rue, sans son frère…
-Cela signifie que ses parents l’ont autorisée à se comporter comme ça, c’est comme ça qu’ils l’ont éduquée.
-Donc n’importe qui, toi par exemple, peut la toucher. Cela ne pose aucun problème, parce que tu n’es qu’un être humain et que les êtres humains sont faibles.
-Exactement.
-Depuis le début de l’Aïd, combien de filles ont attiré ton attention et ont fait l’objet d’attouchements de ta part?
-Beaucoup!, répond-il fièrement.
Et pan sur la tête, un œuf écrasé.
-Comme ça, tu seras plus sexy», se moque le jeune militant.

Vidéo mise en ligne le 23 septembre 2016

«Laisse-toi faire !»
Le harceleur devient harcelé: «Si une fille est assise, je vais m’asseoir à côté d’elle». Alors qu’il raconte ses «exploits», l’interviewé subit des attouchements. Malaise. «Laisse-toi faire. Pourquoi nous n’inverserions pas les rôles pour une fois?», lui demande le militant féministe.
Et un autre œuf sur la tête!