Zimbabwe: bras de fer entre Grace Mugabe et des mineurs

Par Laurent Filippi | Publié le 07/04/2018 à 09H32

En novembre 2017, Robert Mugabe est forcé de démissionner du pouvoir après 37 ans de règne sans partage à la tête du Zimbabwe. Sa femme Grace espère reprendre le flambeau, en vain. Depuis fin mars 2018, un litige à propos d’une de ses propriétés, la ferme Smithfield, oppose l’ex-première dame à des mineurs. Un bras de fer s’est engagé devant les tribunaux.

5 photos de Jekesai Njikizana illustrent ce propos.

  • Grace Mugabe accuse hommes d’avoir pénétré dans ses propriétés
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    Grace Mugabe accuse des hommes d’avoir pénétré dans une de ses propriétés,

    la ferme Smithfield, à Mazowe, située à 40 km au nord d’Harare pour y creuser des tranchées et y exploiter des mines d’or de façon illégale. Près de 400 personnes auraient déraciné des citronniers et détruit le système d’irrigation, déclare-telle dans la plainte déposée auprès des tribunaux. Un système d'irrigation en ruines depuis des années, selon les mineurs.   © Jekesai Njikizana / AFP

  • Mais Grace Mugabe accuse aussi mineurs dirigés par certain Nyazvigo
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    Mais Grace Mugabe accuse aussi les mineurs dirigés par un certain Nyazvigo

    d’avoir refusé de quitter les lieux, de l’avoir insultée et menacée avec des pelles et des machettes. Selon elle, Nyazvigo veut s’approprier illégalement ses terres, ce qu’il dément formellement, affirmant qu'il est le véritable propriétaire de la mine. Pour le prouver, il a produit un numéro d'enregistrement de certificat minier émis en 2009 par le ministère des Mines et du Développement minier. © Jekesai Njikizana / AFP

  • Il accuse Grace Mugabe quand elle était au pouvoir
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    Il accuse Grace Mugabe, quand elle était au pouvoir,

    d’avoir obligé des centaines de villageois à quitter ces terres sans contrepartie, sous prétexte que la zone avait été déclarée zone protégée. Malgré l'obtention de plusieurs ordonnances de la cour pour stopper les expulsions, la police sur ordre de l'ex-première dame a pourtant continué de les exproprier. © Jekesai Njikizana / AFP

  • Nyazvigo déclare
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    Nyazvigo déclare:

    «Nous sommes des mineurs légaux. Elle a menti quand elle a déclaré que la ferme de Smithfield était une zone protégée et que nous devions la quitter. Nous nous sommes renseignés auprès du ministère des Mines et du Développement minier, et il s'est avéré que c'était un stratagème conçu pour nous forcer à sortir de notre mine. (…) Nous nous sommes alors adressés aux tribunaux et en janvier 2018, une interdiction provisoire de la cour l'a empêchée d'interférer dans nos activités minières.»  © Jekesai Njikizana / AFP

  • Aujourd’hui Nyazvigo accuse Grace Mugabe
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    Aujourd’hui, Nyazvigo accuse Grace Mugabe

    de ne pas respecter les ordonnances et de lui avoir fait perdre près de 100.000 dollars. Nyazvigo et Makanya, un autre mineur, ont saisi la Haute Cour pour diffamation et réclamer à Mme Mugabe de rembourser les 100.000 dollars. © Jekesai Njikizana / AFP