Bénin: le parc de la Pendjari fait peau neuve pour renouer avec le tourisme

Par Dominique Cettour Rose | Publié le 03/02/2018 à 14H31, mis à jour le 06/02/2018 à 11H04

L'un des derniers sanctuaires de la faune sauvage d'Afrique de l'Ouest, le parc de la Pendjari au Bénin, vise 10.000 visiteurs par an contre 6.000 aujourd'hui. C'est l'ONG African Parks qui a été choisie par l'Etat pour gérer l'immense site et doubler sa population animale sur dix ans. Les 26 millions de dollars investis ont également permis la création d'une nouvelle brigade anti-braconnage.

  • Dans nouveau centre d'entraînement Rangers
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    Dans le nouveau centre d'entraînement des Rangers

    Au bout de six semaines de formation, ce groupe d'une trentaine de jeunes gens de la deuxième promotion sera opérationnel pour protéger l'immense parc national de 4.700 km², située à 12 heures de route de la capitale économique Cotonou. Sur 1.700 candidats, seule une soixantaine ont été sélectionnés. © STEFAN HEUNIS / AFP

  • Dévaler colline sous soleil plomb.
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    Dévaler la colline sous un un soleil de plomb.

    Une fois diplômés, ils partiront par groupes sur des missions de sept jours à pied, sur un périmètre d'une cinquantaine de kilomètres à travers le parc. Des trackers GPS permettent de savoir précisément où ils seront déployés et ils ne connaîtront leur destination qu'au jour le jour pour éviter une éventuelle complicité avec des braconniers ou des trafiquants.  © STEFAN HEUNIS / AFP

  • Série tractions
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    Série de tractions

    Un premier groupe de Rangers s’entraîne sur le terrain tandis qu’un deuxième suit des cours théoriques sous un large auvent qui fait office de salle de classe. Là, on leur enseigne ce qu'est un pot-de-vin, l'abus de pouvoir, la biodiversité, etc. Le salaire mensuel d'un rangers est d'environ 300 euros (150.000 francs CFA), une somme importante dans cette région pauvre du Bénin. © STEFAN HEUNIS / AFP

  • Entraînement militaire
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    Entraînement militaire

    Victime du braconnage des éléphants pour l'ivoire, de la chasse illégale, de l’abattage du bois, le grand parc national situé au nord du Bénin, qui «mourait à petit feu», est désormais bien gardé. © STEFAN HEUNIS / AFP

  • Séance tir
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    Séance de tir

    La lutte anti-braconnage se fait aussi par les armes. Le trafic se poursuit, même si la demande provient essentiellement de la Chine qui a pourtant  interdit le commerce de l'ivoire à partir du 1er janvier 2018. Près d'une tonne de défenses d'éléphants avait été saisie au Cambodge en décembre 2017. Exportées illégalement du port d'Abidjan, elles étaient destinées au marché chinois. © STEFAN HEUNIS / AFP

  • Surveillance aérienne
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    Surveillance aérienne

    Difficile de connaître le nombre exact de lions, de buffles, d’hippopotames. Pour les recenser, les moyens aériens sont essentiels. Du ciel, il est possible d’apercevoir le carcasses, les feux de forêt et... les braconniers. © STEFAN HEUNIS / AFP

  • Surveiller pachydermes
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    Surveiller les pachydermes

    L'éléphant d'Afrique de l'Ouest est très agressif car il a été pourchassé pendant des siècles. La petite taille de ses défenses s'explique par une modification génétique avec le temps, les individus à grandes défenses ayant tous été massacrés.  © STEFAN HEUNIS / AFP

  • Pose collier
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    Pose de collier

    L'opération est délicate: un pachyderme a été touché par un tir de flèche anesthésiante après avoir été traqué pendant une heure par un ULM et deux pick-up. Le vétérinaire sud-africain Pete Morkel forme une équipe de gardes-forestiers et leur apprend à poser en un quart d'heure un colier sur l'animal. «Connaître les déplacements des éléphants est indispensable pour leur apporter une meilleure sécurité», explique M.Morkel. © STEFAN HEUNIS / AFP

  • Peu pachydermes en Afrique l'Ouest
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    Peu de pachydermes en Afrique de l'Ouest

    La population des éléphants, moins de 6.000 individus, est essentiellement concentrée au niveau de la Pendjari et du Wap (W, Arly et Pendjari), zone protégée transfrontalière à cheval sur le Bénin, le Burkina Faso et le Niger. © STEFAN HEUNIS / AFP

  • Le défi attirer touristes
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    Le défi: attirer les touristes

    Le président Patrice Talon, au pouvoir depuis 2016, souhaite faire du tourisme la priorité de son quinquennat. Ce secteur pourrait créer 100.000 emplois en dix ans et attirer un million de visiteurs d'ici 2021. Le gouvernement béninois a investi 6 millions d'euros (sur les 26 millions de fonds levés au total) pour faire revivre un parc de cette taille qui devrait accueillir 10.000 visiteurs contre 6.000 aujourd'hui. © STEFAN HEUNIS / AFP